Message 30 Sep 2005, 20:46

Les Huns (introduction)

Les Huns


Les Huns sont un peuple nomade asiatique, probablement de langue turc.
C'est le premier peuple mentionné comme tel par les historiens.

Des références à un peuple appelé Xiongnu existent dans les sources chinoises depuis 1200 av J-C, faisant peut-être allusion aux ancêtres des Huns.

Un groupe appelé les 'Huns européens' et mené par Attila est considéré, avec peu de certitude, comme étant l'extension occidentale des Huns.

L'établissement du premier État Hun a été un des premiers aspects bien documenté de la culture de la migration des "Peuples Cavaliers".

Ces tribus nomades surpassèrent leurs rivaux dans la maîtrise du cheval, grâce à la promptitude et la mobilité étonnante de leurs montures, ainsi que le talent des cavaliers, initiés dès le plus jeune âge.

Cet avantage fut crucial dans les nombreuses batailles que livrèrent les Huns.

Selon l'histoire hongroise traditionnelle, les Huns, les Magyars et les Avars faisaient tous partie du même peuple.
Le terme "Hongrie" (Hungary en anglais) vient d'ailleurs de "Hun" et les Hongrois se nomment eux-mêmes les Magyars.

Je dois néanmoins faire remarquer que les Huns arrivent dans la Hongrie actuelle vers 406 ap J-C, alors que les Magyars arrivent plus de 400 ans après et qu'il me parait bien improbable que ce soit le même peuple.

Leur religion est assez obscure, basée certainement sur des rites chamaniques. Vers la fin de leur empire, ils avaient également adopté un culte d'origine sarmate: le dieu de la guerre symbolisé par une épée. Attila utilisa d'ailleurs le mythe pour renforcer son aura et justifier sa campagne en Gaule.

Surgis de la lointaine Asie, sous la conduite d’un chef appelé Balamber, ils franchissent la Volga et s'installent au Nord de la Mer Noire, territoires occupé par les Ostrogoths.
Ils soumettent une partie des Alains, alors qu'une autre partie des Alains fuient vers l'Ouest.
Vers 375, soumettent une partie des Ostrogoths, tandis qu'une autre partie des Ostrogoths fuient vers l'Ouest et se réfugient chez les Wisigoths.

Les Wisigoths, alerté par leurs "cousins" demandent à l'Empire Romain la permission de franchir le Danube pour se réfugier dans l'Empire.

C'est le début de ce que l'on appelle "Les Grandes Invasions".

A partir de cette époque (vers 380) les Huns commencent à recevoir le statut de Foederati et sont autorisé à s' installer en Pannonie. Des mercenaires Huns ont également été présent à plusieurs reprises dans les luttes de succession de l'Empire romain d'Occident au cours de la fin du 4ème siècle. C

En 395 les Huns commencent leurs premières attaques à grande échelle contre l'Empire romain d' Orient.
Ils attaquent en Thrace, envahissent l' Arménie et pillent la Cappadoce . Ils entrent en Syrie et menacent la ville d' Antioche.
Les forces de l' empereur Théodose Ier étaient engagées dans l'ouest de sorte que les Huns se déplacent sans opposition jusqu'à la fin de 398 lorsque l'eunuque Eutrope réuni une force composée de Romains et Goths et réussi à rétablir la paix.

Le Khan Mundzouk monte sur le trône en 386. Il s'oppose à Théodose Ier (379-395), puis à Honorius, empereur d'Occident (395-423), puis à Arcadius, empereur d'Orient (395-408) et ensuite à Théodose II, successeur d'Arcadius (408-450).

Suite à l’arrivée des Huns, poussée des Vandales, des Suèves et des Alains (peuples nomades venus du nord du Caucase) qui franchissent le Rhin. Prélude aux mouvements des Burgondes, des Alamans et des Francs (venus de Germanie).

En 408, à la mort de Mundzuk, l''empire des Huns est partagé entre ses deux frère, Ruga et Octar. La diarchie est récurrente chez les Huns sans que les historiens sachent si c'était coutumier, institutionnel ou occasionnel14.

Tandis que les Huns stationnent dans les plaines sauvages d'Europe orientale, l'un de leurs princes, Attila, est élevé à la cour de l'empereur romain d'Orient, à Constantinople.

En 430, Octar, frére de Ruga décède et en 434, c'est le tour de Ruga

L''empire des Huns est partagé entre les deux neveux de Ruga, Attila et son frère Bléda.
En 441, Attila écarte son frère Bléda ( la version de l'assassinat reste controversée) et devient le seul khan des Huns.

Attiré par les richesses de l'empire romain à son crépuscule, dont il a mesuré la séduction lors de son séjour dans les palais de la Corne d'Or (Constantinople), il prend dès lors part aux combats que livrent les Barbares aux troupes romaines.

Rapides, bien organisés, les redoutables cavaliers huns adoptaient des tactiques typiques de la steppe: démoralisation de l'ennemi, encerclement, pluie de flèches pour rompre les rangs adverses puis charge épée longue à la main. Le lasso est également décrit comme l'une de leurs armes caractéristiques par l'auteur latin Ammien Marcellin.

Les épées droites à deux tranchants pouvaient mesurer plus d'un mètre. Elles possédaient une garde en plaque caractéristique en forme de losange. L'arc était asymétrique, c'est à dire que la partie dirigée vers le haut était plus longue que celle du bas.

Cela ne gêne en rien la précision du tir mais rend l'arc plus maniable lorsque l'on tire à cheval. L'arc était tellement important pour les Huns que l'on a retrouvé dans certaines tombes des placages en tôle d'or qui, d'après leurs formes, étaient appliqués sur un arc en bois pour en faire une arme symbolisant le commandement.

Il semblerait qu'au moins deux types de troupes coexistaient: des cavaliers légers sans protection particulières et utilisant principalement l'arc et des troupes plus lourdement cuirassées ( a priori armures d'écailles) avec épée et lance de type alano-sarmate.

Leurs traits sont décrits comme mongoloïdes et leur teint brun, avec une absence de barbe.
Cependant, selon nos connaissances actuelles, 20 à 25% des Huns retrouvés dans les tombes étaient de type mongoloïde, la majorité des autres étant de type indo-européen.

Les Huns diffusèrent l’usage de la déformation crânienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. La langue hunnique, jamais écrite, nous est peu connue. Les éléments qui nous reste (nom des rois par exemple) témoignent d’une langue turque.


Le sort des Huns est intiment lié à celui de leur dernier roi, Attila. Dès la mort de celui-ci, ils sortent de l'Histoire aussi soudainement qu'ils y étaient entrés.

Son fils aîné Ellak fest tué par les Ostrogoths et les Gépides en 454 à la bataille de la Nedao. Les Huns refluèrent alors vers la Russie. Denghizikh, un autre fils d'Attila, attaque l'empire romain d'Orient mais est tué en 468. Sa tête est exposée dans le “Cirque” de Byzance.

Ernak et deux autres fils d’Attila, Emnedzar et Uzindur, demandent des terres aux Romains. Ernak est cantonné dans la Dobroudja et les deux autres, en Mésie.

D'autres tribus hunniques se divisent en deux hordes rivales, les Kutrigur et les Uturgur.


Finalement, pour l'Europe, les Huns n'auront, peut être, rien fait d'autre que de réveiller et pousser devant eux les tribus germaines éparpillées entre le Rhin et le Dniepr.


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Empire Hun dans sa plus grande extension
Che Khan, votre humble serviteur
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