Message 13 Avr 2009, 18:15

Les "Chevaux Célestes".

Les "Chevaux Célestes".

Les Chinois connaissaient, depuis longtemps, les chevaux de petite taille de ‘type mongol’.

Afin de contrer les raids dévastateurs des Xiongnu qui occupaient un vaste territoire s’étendant jusqu’au Sud de la Grande Muraille, l’empereur Wudi (140-87 av J-C.) cherche des alliances à l’ouest.

Les Wusun occupaient le Ferghâna (Tayuan, aujourd’hui en Ouzbekistan), et, plus au nord, le bassin de l’Ili, au sud du lac Balkhash.

C’est un attaché au palais, Zhang Qian, qui, de 139 à 126 et après 115, entra en contact avec les Wusun, ennemis des Xiongnu.

A cette époque, les Wusun déclinent l’offre d’alliance mais, leur roi, épouse néanmoins une princesse Han et fournissent aux Chinois des montures pour leur cavalerie.

En effet, les Wusun élevaient des chevaux racés, rapides et de qualité supérieurs aux poneys Xiongnu.

Souvent appelés dans la littérature antique occidentale « caspiens » ils furent dénommés par les Chinois “chevaux célestes” (ou encore “han xue ma / chevaux qui suent le sang” , peut-être en raison de leur robe truitée).

Les Wusun deviendrons les fournisseurs préférés des Chinois et de nombreux contingent d’étalons destinés aux haras impériaux seront acheminés en Chine.

Le développement de la cavalerie chinoise, en partie calquée sur le modèle des peuples nomades, fut favorisé par l’acclimatation du trèfle et de la luzerne nécessaires à la nourriture des chevaux.

Les coursiers considérés comme des sortes d’apparitions divines, devenaient un symbole de la faveur du ciel et pour cette raison leurs représentations (statuette), furent inclus, en nombre, dans le mobilier funéraire chinois.
Alika Plume d'Argent, Atagtchi de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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