Message 01 Oct 2009, 10:53

Contes et Légendes Kazakh

L’Epopée de Qoblandï.

Toqtorbay, un homme riche et important de la tribu des Qaraqïpsaq et qui avait déjà un âge avancé, se désolait de ne pas avoir encore eu d’enfant.

Par chance, sa femme, Analïq, met au monde deux enfants. un garçon, nommé Qoblandï et une fille, nommée Qobligas.

À l’âge de six ans, Qoblandï devient l’élève d’Estemes, l’un des nomante gardiens de chevaux de son père.

Au pays de la tribu des Qïzïlbas, le khan Köktim-Aymaq a une fille du nom de Qurtqa dont on loue la grande beauté.

Le Khan la promet à celui qui sera capable de percer avec une flèche une pièce d’or clouée à un arbre et sortira victorieux d’une lutte avec Qïzïler, le gardien de Qurtqa.

Qoblandï relève de défi et se rend au pays des Qïzïlbas. Il remporte la victoire et gagne la main de Qurtqa.

Sur le chemin du retour, Qurtqa voit une jument pleine. Elle conseille à Qoblandï de la prendre et de faire, du poulain qui naîtra, son cheval favori en lui donnant le nom de Burïl.

Quelques temps après, Qazan, un ‘héros’ de la tribu des Qïzïlbas, envahit le territoire des Nogaïs.

Quand cette nouvelle parvient à Qaraman de la tribu des Qïyat, il rassemble une armée de 40 000 guerriers, à la tête de laquelle se trouvent de nombreux et valeureux guerriers comme Qaraqozï, Aqqozï, Qosdälet, le devin Qara Buqan, Oraq ainsi que Qoblandï chevauchant son poney Burïl.

Mais, avant le départ, une dispute éclate entre Qoblandï et Qaraman. ce dernier reproche à Qoblandï de passer trop de temps avec sa femme, de ne plus être un bon guerrier et lui refuse une place de choix dans le commandement de l’armée.

Alors, devançant tout le monde, Qoblandï, à la tête de quelques hommes, conquiert la ville de Sïrïl-qala qui avait été prise par Qazan.

Quand l’armée des Qïyat arrive, Qoblandï se moque de Qaraman, se vengeant ainsi de l’injure qu’on lui avait faite.
continuant sur sa lancée victorieuse, il reprend la lutte contre Qazan et ses 40 000 Qïzïlbas et récupère également la ville de Qïrïl-qala aux agresseurs.

Impressionné par ses réussites, Qaraman se réconcilie avec Qoblandi et persuade de l’accompagner dans un raid contre le khan Köbikti de la tribu des Qïzïlbas. La victoire est au rendez-vous et les deux compères arrive même à faire de Köbikti, leur prisonnier.


Au retour, les héros s’étendent pour se reposer et Qoblandï tombe dans un profond sommeil. Tarlan, le cheval favori de Köbikti, réussit à libérer son maïtre.

Köbikti accourt, vainc Qaraman, entrave Qoblandï, toujours endormi et les met tous les deux en prison.

Mais Köbikti a une fille, dont la mère était musulmane et avait instruit sa fille dans la foi islamique et lui avait enjoint de se marier seulement avec un musulman. Heureusement pour les prisonniers, cette fille, nommée Qarlïga, s’éprend de Qoblandï et aide les deux amis à s’enfuir.

Köbikti poursuit les fugitifs, mais Qoblandï le tue. Malheureusement, pendant ce combat, Büril, le cheval de Qoblandï se met à boiter et le héros est abandonné par ses compagnons.

Alors qu’il rentre seul vers son pays, Qoblandï fait un rêve. Dans celui-ci, il voit que le malheur a touché sa famille.

En effet, lors de sa captivité au camp de Köbikti, celui-ci avait envoyé son fils Birsimbay chez les Kalmouks pour leur transmettre la bonne nouvelle de la captivité de Qoblandï.

Alsagïr, le khan des Kalmouks, en avait profité pour envahir promptement la patrie de Qoblandï et avait fait prisonniers ses parents, sa femme et sa sœur.

Arrivé à sa yourte, Qoblandï n’y trouve plus que le repas que Qurtqa, son épouse, avait préparé pour lui.

Il décide de se diriger vers la résidence d’Alsagïr, où il est reconnu par sa sœur et sa femme. Au même moment, Qaraman, Oraq et Qarlïga arrivent eux aussi à la forteresse des Kalmouks, et tous livrent bataille à Alsagïr et à ses guerriers.

Les Kalmouks sont vaincus. Leur défaite est due, entre autres, à la participation héroïque de Qarlïga, la fille de Köbikti, qui va jusqu’à tuer son propre frère, Birsimbay, pour prouver son amour à Qoblandi.

À la fin, Qoblandï donne sa sœur, Qobligas, en mariage à Oraq et Qaraman épouse les deux sœurs d’Alsagïr, Qanïkey et Tinikey.

Seule l’héroïque Qarlïga reste sans mari car Qoblandï n’a aucune intention de se marier avec elle. Il préfère la monogamie et est déjà marié à Qurtqa, dont il a un fils, Bökenbay.

Quand Bökenbay arrive à l’âge de six ans, les Qïzïlbas, sous le commandement de Sosay, un neveu de Köbikti, envahissent de nouveau le pays de Qoblandï.

Qarlïga, qui s’est alliée avec les Qïzïlbas, blesse grièvement Qoblandï pour se venger de son abandon.

Pour sauver son père, Bökenbay lutte avec Qarlïga et la force à venir au chevet de Qoblandi blessé.

Bökenbay réussi à les convaincre de se réconcilier et l’épopée finit par la guérison de Qoblandï et son mariage avec Qarlïga.
Tsagan Qütu, Barde de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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