Message 23 Déc 2014, 15:33

La Tradition du Jety-ata chez les Kazakhs

la Tradition du Jety-ata chez les Kazakhs

Introduction :

Dans l'univers des « Peuples Cavaliers » d'Asie central, culture nomade et pastorale, le clan (ou la tribu) est la principale unité structurelle des groupes humains (voir l'article sur ce sujet : Peuples, Tribus, Clans, des notions à préciser).

Les subdivisions sont multiples et fluctuantes.

Plusieurs clans forment une 'tribu' et plusieurs 'tribus' forment un "peuples" (ou une confédérations de tribus).
Cette structure de base n'a pas changé pendant des siècles.

Par conséquent, pour un individu, afin de connaître sa place au sein de sa communauté et par rapport aux autres groupes, il est essentiel de savoir à quel clan il appartient.

Le clan possède une personnalité juridique, un patrimoine et des institutions socio-politiques. cela varient d'une civilisation à l'autre, mais elles obéissent à des règles précises: chef, conseils, assemblées, fêtes, coutumes, symboles, sanctions, etc.

L'appartenance à un clan se traduit par des droits et des obligations de solidarité envers les autres membres du groupe, en particulier l'assistance et la vengeance.

Sans référence, la personne pouvait être jeté en dehors de sa communauté.

Nul doute que cette importance était réel chez les Türks ou chez les Mongols médiévaux.

Ci-dessous, j'en parlerai en prenant comme exemple la tradition kazakh du « jety-ata »

Le "jety-ata" :

Chez les Kazakhs, le Jety-ata ( en kazakh : Жеті ата = sept grands-pères ou ancêtres) est une tradition de "poème généalogique".

Les Kazakh sont obligés de savoir réciter les noms de leurs ancêtres sur au moins sept générations d'ancêtres de sang directs tels que père, grand-père, arrière-grand-père, etc.

La raison principale est de connaître leur arbre généalogique afin d'organiser les mariages de leurs enfants en dehors de leur filiation.

Habituellement, les Kazakhs se marient entre eux avec plus de dix générations d’écart.

Dans le folklore oral de Kazakhs il est dit qu'en suivant la règle du "Jety-Ata" alors, l'enfant nouveau-né sera sage, sain mentalement et fort physiquement.

La deuxième raison de cette tradition est de connaître l'histoire de leurs ancêtres et de leur clan.

De cette façon, la plupart des Kazakhs connaissent leurs origines et les relations avec les autres clans (ou autres tribus).

Remarque : La récitation de la liste des "Ancêtres" et l’énumération de leurs exploits est l'une des fonctions importantes du Barde.
Che Khan, votre humble serviteur
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