Message 16 Déc 2008, 21:19

Ye-liu Tch’ou-ts’ai , conseiller kithan (1190 - 1244)

Ye-liu Tch’ou-ts’ai (1190 - 1244)

En 1215, Gengis Khan se lance dans la 2ème campagne de Chine.

Pendant cette campagne, il fait la rencontre d’un certain Ye-liu Tch’ou-ts’ai. Cette homme, issu d'une famille de l'aritocratie khitane avait servi comme secrétaire de chancellerie à la cour des Empereurs Kin.

En effet, à cette époque, les Kithans, étaient devenus les vasaux des Kin.

Lors d’un entretient avec le kithan, Genis Khan lui demande d'exprimer sa joie de voir son peuple libéré de la vassalité des Kin. Ye-liu Tch’ou-ts’ai lui répond que sa famille sert les Kin depuis trois générations et qu'il ne peut se réjouir de leurs malheurs.

Gengis Khan apprécie cette réponse et va réussi à attacher Ye-liu Tch’ou-ts’ai à sa cour.

Ye-liu Tch’ou-ts’ai est un lettré, à la fois géographe, historien, médecin, poète, astrologue, devin. Il pratique l'art divinatoire de la scapulomantie.

Il va devenir le conseiller du Khan pour les affaires chinoises et aura une grande influence sur celle-ci.

En effet, iI démontre à Gengis Khan que la source de la richesse chinoise se trouve dans le travail des paysans et le commerce des villes et parvient à le convaincre de l'intérêt qu'il y a à prélever des impôts plutôt que de détruire les cultures ou de mettre à sac les villes.

Il déclare au conquérant mongol :

"L'Empire qui a été conquis à cheval mais ne peut être gouverné à cheval".


C’est un discour risqué mais Gengis Khan lui fera confiance et ne retira jamais sa protection au lettré chinois.

Ogodai, continuera de prendre Ye-liu Tch'ou-ts'ai comme ministre.

Celui-ci continuera à jouer un grand rôle dans l'évolution de l'empire militaire des Mongols vers un empire administratif à la manière chinoise. Il va, par exemple, diviser la Chine du Nord en dix circonscriptions administratives et dirigées par des gouverneurs mongols qui ont pour tâche essentielle de percevoir le tribut (l’impôt).

À la mort d'Ögödei, Töregene, son épouse, d'origine naiman, assume la régence et désire faire monter leur fils, Güyük, comme troisième khan suprême.

Mais Le fils préféré Ögedai Khan était Kütchü, celui-ci étant mort jeune, Ogodaï avait nommé Chiremon, le fils de Kütchü comme successeur au trône.

Töregene doit donc éliminer les partisans de l’aîné pour faire proclamer son propre fils, Güyük.

Ye-liu Tch'ou-ts'ai fait partie des personnes à écarter et celui-ci est disgracié par la régente.

On dit qu’il en serait mort de chagrin vers 1242 ou 1244.
Arkhaï Khasar, Commandant de l'Aile Gauche de l'Ordoo du Corbeau Rouge
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