Message 04 Nov 2015, 10:24

Introduction et avertissement.

Introduction et avertissement.


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Carte de l'Empire de Charlemagne lors de son partage en 843 (traite de Verdun).


Introduction :

En 843, par le traité de Verdun, les petits-fils de Charlemagne, se partagent l'empire carolingien.

Charles le Chauve reçoit la "Francie occidentale" qui deviendra la France
Lothaire Ier, à qui échoit le titre impérial, reçoit la "Francie médiane" ou Lotharingie, qui va du centre de l'Italie à la Frise
Louis le Germanique reçoit la "Francie orientale" (communément nommée Germanie, noyau du futur Saint Empire romain germanique).

Louis le germanique meurt en 876, laissant le royaume à ses 3 fils Louis III (dit le Jeune), Charles III (dit le Gros) et Carloman.
Carleman reçoit la Bavière, la Pannonie, la Carinthie, la Bohême et la Moravie. Après la mort de son oncle Charles le Chauve, il hérite du royaume d'Italie (Il peut être considéré comme le premier souverain allemand).

c''est Arnulf de Carinthie, fils de Carleman , qui succède à son père.

En 876 , Arnulf de Carinthie est investi de la marche de Pannonie et du Duché de Carinthie.

En 887, c'est le Duché de Bavière qui tombe sous son autorité, la même année il est élu roi de Germanie à la diète de Tribur après la déposition de Charles le Gros. Il combat victorieusement les Normands et bat les Vikings sur la Dyle dans la région de Louvain en octobre 891.

En juillet 892 à la tête d'une grande armée composée de Francs d'Alamans et de Bavarois, il mène une expédition victorieuse en Moravie.
Arnulf de Carinthie fait ensuite appel aux Magyars et s'allie avec eux pour envahir la Grande-Moravie qui disparaît dans les années qui suivent la mort de Svatopluk.

En décembre 894, après la mort de Guy III de Spolète. Il se rend à Rome, où le Pape Formose le couronne empereur d'Occident le 22 février 896.

En 895 il investit du duché de Lotharingie.

En 897, il se fait reconnaître, comme roi d'Italie, à Pavie en 897 .

A sa mort, en 899, c'est son fils Louis IV de Germanie, dit l'Enfant car il n'a que 6 ans, qui monte sur le trône.

L'alliance entre Magyars et Arnulf de Carinthie n'est pas reconduite par Louis IV (peut être que le tribut à payer est trp onéreux ?)

D'alliés, les Magyars vont passer en adversaires.

Un long conflit débute jalonné par de nombreuses batailles :

- La bataille de Pozsony, le 4 juillet 907

- La Bataille d' Eisenach, le 3 Août 908

- La bataille d' Augsbourg, le 12 juin 910

- La Bataille de Rednitz, le 22 juin 910

- La Bataille de Riade, le 15 mars 933.

- La Bataille du Lechfeld, le 10 août 955




Avertissement :

Cette rubrique vous présentera donc les batailles gagnées ou perdues par les Magyars, c'est à dire les Hongrois.
Une petite précision est néanmoins nécessaire quant à l'emploi de ces deux mots.

En effet, j'ai choisi, dans ce site/fotum, d'utiliser deux termes différents pour parler des Magyars.

J'utilise le terme "magyar" pour désigner ce peuple, lorsque celui-ci fait partie de la culture des « Peuples Cavaliers »

c'est à dire, depuis leur première apparition, vers le IXème siècle ap J-C, lorsqu'ils sont vassaux des Khasars jusqu'à la fin du Xème siècle.


j'utilise le terme "hongrois" à partir de 997, date à laquelle Étienne Ier, qui s'est converti à l'église Catholique Romaine, devient prince de Hongrie et que les Magyars décident de se sédentariser.

Pourquoi cette différence ?

C'est pour marquer une rupture.

En effet, du IXème siècle à 997, la culture des Magyars est véritablement celle d'un "Peuple Cavaliers". On l'observe dans leur mœurs, la manière qu'ils ont de faire la guerre, leur religion, etc.

A partir de 973, Géza, descendant d’Árpád, arrive au pouvoir. Il entreprend l’organisation d’un véritable État hongrois en favorisant le christianisme.

Il se fait baptiser avec son fils qui prend le nom d’Étienne.

Il fait appel à des missionnaires allemands, il fait convertir de gré ou de force un grand nombre de seigneurs et de guerriers, il persécute les "chamans" et les païens récalcitrants.

Mais c'est le grand roi Étienne I, fils de Geza, qui prend les mesures décisives en faveur de la christianisation et de l’européanisation de son peuple. Son père l’a marié à Gisèle, fille du duc de Bavière, futur roi Henri I. Ce mariage représente pour lui un lien solide avec l’Occident et l’Empire d’Allemagne.

A partir du règne d’Étienne Ier, Les Magyars vont, assez rapidement, gommer tout ce qui les rattache à leur ancienne culture cavalière et nomade.
Le désir des princes hongrois est de fonder un état chrétien sur le modèle de l'Empire germanique.



les Magyars se voient contraints d’adopter des mœurs plus pacifiques ( surtout d’arrêter leurs raids de pillages) et de s'adapter à leur nouvel environnement.

C'est sans doute la prise de conscience qu'ils n’auraient pu se maintenir avec leur mentalité de 'fils de la steppe' qui va leur permettre de garder leur hégémonie sur leur terre.
A l'inverse des Huns, les Magyars vont avoir la force et l'intelligence de réussir leur conversion.


Il est à noter que tous les 'Peuples Cavaliers' n'ont pas choisi cette radical acculturation pour assurer leur pérennité.

Les Türks Ottomans, qui même après leur sédentarisation en Anatolie et la création d'un puissant empire, ont gardé, très longtemps, de nombreux traits de leur anciennes coutumes.

Les Mandchous, à la tête de la Chine, garderons également certains traits de leur 'culture cavalière'.

De même que les Moghols, en Inde.

Parmi les choses que ces trois peuples ont gardé, on peut citer, dans le domaine militaire, l'emploi tardif de l'archerie et de l'archerie à cheval.

Rien de cela chez les Hongrois, qui ont plutôt 'copié' le modèle allemand.

Ainsi, lorsqu'ils seront attaqués, quelques siècles plus tard, par les Mongols (un autre "Peuples Cavaliers"), les Hongrois se battrons comme des chevaliers occidentaux.

C'est aussi la raison pour laquelle, les batailles que les Hongrois ont livré contre les Mongols ne sont pas évoquées dans cette rubrique mais dans la rubrique "Les Mongols en campagne".
Che Khan, votre humble serviteur
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