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Les Trois Batailles de Homs


Récits de batailles gagnées (ou perdues) par les Mongols

Modérateurs: Che Khan, Alokhan, Nagaï Mergen, Arkhaï Khasar, Taidju Ba'adur

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Orleuk Keshig

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Inscrit le: 10 Juin 2007, 12:57

Localisation: A la Tête de son Djagun

Message 03 Avr 2009, 10:16

Les Trois Batailles de Homs

Première Bataille de Homs, 10 décembre 1260

Contexte Général :

Après la prise de Bagdad (10 février 1258) et la destruction du califat, Hülegü Khan, retourne dans ses quartiers d’été en Azerbaïdjan.

La chute de Bagdad laissent le monde musulman dans la terreur.

Pour mener à bien la mission que lui a confiée son frère Möngke Khan, Hülegü Khan se doit de conquérir la Syrie.

Le pays est alors partagé entre les croisés et les successeurs de Saladin, les Ayyoubides qui règnent à Alep et à Damas. Le prince croisé Bohémond comte de Tripoli et prince d'Antioche est étroitement allié du roi Héthoum Ier d’Arménie (Royaume de Cilicie) dont il a épousé la fille. Bohémond comme Héthoum Ier font allégeance aux Mongols qui ne sont pas hostile au chrétiens.

L’ayyoubide Al-Nasir Yusuf qui règne sur Alep et sur Damas envoie son fils Al-`Azîz à Hülegü en signe d’allégeance. Malgré cela, les Mongols restent décidés à conquérir la Syrie.

Le plan de campagne des Mongols est décidé dans une entrevue entre Hülegü et Héthoum Ier.

Hülegü commence par la conquête de la Mésopotamie qu’il prend aux Ayyoubides. Il envahit, ensuite, la Syrie. Prend la ville d’Alep le 30 janvier 1260 et sa citadelle le 25 février 1260. Les murs d’Alep sont rasés, ses mosquées démolies, ses jardins dévastés Les vainqueurs font un immense butin dans la citadelle et y trouvent beaucoup d’artisans qu’ils font prisonniers et prennent à leur service.

Hülegü reçoit, alors, la nouvelle de la mort du grand khan Möngke.
Il décide de rejoindre ses états et laisse le commandement de la Syrie à son lieutenant Kitbouka.

En partant d’Alep il donne l’ordre de raser les murs de la citadelle.

Il recommande au prince Achraf Musa, petit-fils d’Al-Nasir Yusuf venu faire allégeance, de démolir les fortifications de Homs et de Hama. Ce prince ne fait détruire qu’une petite partie de la citadelle de Homs, sa capitale. Par contre, la citadelle de Hama est rasée, mais les murailles de la ville sont conservées.

La ville de Damas est prise le 1er mars 1260 et sa citadelle le 4 avril 1260.

Al-Nasir Yusuf préfère fuir les Mongols plutôt que défendre ses villes, mais, au u moment d'entrer en Égypte, il se rend aux Mongols plutôt que de se livrer aux Mamelouks.


Kitbouka lui promet même de le réinstaller somme sultan de Damas quand la conquête de l'Égypte sera achevée.

Malheureusement pour les Mongols, ce sont les Mamelouks qui sont victorieux à la Bataille d’Aïn Djalout, 03 septembre 1260.

Kitbouka qui a été fait prisonnier par les Mamelouks est exécuté par le sultan Qutuz.

Celui-ci est reçu en libérateur par la population musulmane de Damas. Les Mongols sont repoussés au delà de l’Euphrate. Les Mamelouks occupent la Syrie musulmane mettant définitivement fin à la dynastie ayyoubide.

Baïbar, un officier mamelouck, exécute Qutuz de sa main lors d’une chasse au lièvre le 24 octobre 1260. Il se fait proclamer sultan aussitôt par les chefs militaires.

Hülegü khan apparaît aux yeux de beaucoup et surtout au yeux des Arméniens de Cilicie, comme un défenseur du christianisme.

Par contre, son cousin Berké, quatrième khan de la "Horde d'Or" et premier à se convertir à l'Islam, se rapproche des Mamelouks et reçoit le soutien de Baïbar.

La bataille :

A la fin de novembre 1260, Hülegü Khan reprend l’offensive.

Un détachement mongol pénètre de nouveau en Syrie et pille une seconde fois Alep.

Les Mongols marchent ensuite sur la ville d’Hama puis vers celle de Homs.

Six milles Mongols arrivent devant la ville le 10 décembre 1260. Les princes de Homs et de Hama sortent de la ville avec 1.400 cavaliers.

Contre toute attente, les Mongols sont mis en déroute et poursuivis. ils perdent dans l’affrontement beaucoup de monde en tués et en prisonniers.

Les troupes mongoles se replient repassant par Alep où ils exécutent tous les réfugiés venus d’autres villes. La ville est en proie des pillards puis reprise par l’émir mamelouk qui n’hésite pas de la rançonner à son tour.


Les Conséquences :

La Campagne de Syrie a échoué et pour les Mongols, tout est à recommencer.

Les Mameloucks renforcent leur position de défenseurs victorieux de l’Islam.

Hülegü Khan meurt le 8 février 1265. Sa mort est regrettée par les chrétiens qui vont perdre en lui un allié puissant.


Articles annexes :

Autres Batailles de la "Campagne de Syrie" :

- Le sac de Bagdad, 10 février 1258 ( Campagne de Syrie).
- La Bataille d’Aïn Djalout, 03 septembre 1260 (Campagne de Syrie).
Féofar Khan, Orleuk Keshig de l'Ordoo du Corbeau Rouge
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Message 11 Nov 2009, 14:37

Seconde Bataille de Homs

Seconde Bataille de Homs, 30 Octobre 1281

Contexe général :

Cette seconde bataille oppose les Mongols d'Iran aux Mamelouk d'Egypte.

En 1260, Hülegü Khan a échoué dans sa tentative de conquête de la Syrie.

Après la défaite d'Aïn Djalout, une première bataille de Homs s'est soldée par une nouvelle défaite des Mongols .

Hülegü Khan meurt le 8 février 1265. Sa mort est regrettée par les chrétiens qui ont vu en lui un solide allié contre les Musulmans.

Hulegu Khan a pour successeur son fils aîné, Abaga (1265-1282).

Comme son père, le nouveau khan réside en Azerbaïdjan mais déplace sa capitale de Maragha à Tabriz.

Comme son père, Abaga Khan, sans doute plutôt bouddhiste, est favorable aux communautés chrétiennes (arméniennes, nestoriennes ou jacobites) et favorable à l’alliance
avec la chrétienté contre les Mamelouks d’Égypte et de Syrie. De son côté, le sultan mamelouk, Baïbar ravage la Petite Arménie à plusieurs reprises alors que ce royaume est un allié des Mongols.

Baïbar est aussi intervenu dans la politique intérieure du sultanat seldjoukide de Roum au début du règne de Kay Khusraw sous la tutelle de son vizir, Mu`in ad-Dîn Suleyman avec qui il conclut une alliance anti-mongole.
Il a également ouvert un deuxième front, dans le caucase, en s'alliant avec les Mongols de la Horde d'Or qui sont en concurrence avec les Mongols d'Iran.

Les Mongols subissent une défaite à Elbistan et Baïbar entre triomphalement dans Kayseri. Abaga Khan se précipite en Anatolie, punit les dirigeants seldjoukides et fait exécuter Mu`in ad-Dîn Suleyman.

Cherchant vainement à conclure une alliance avec les puissances chrétiennes occidentales, il se résout finalement à agir seul et à intervenir directement en Syrie.

En 1281, une troupe de 10 000 cavaliers mongols ravage la campagne autour d’Alep. En septembre 1281, une armée mongole de 50 000 hommes entre en Syrie.

Le roi Léon III d'Arménie apporte ses propres contingents et ajoutent 30 000 Arméniens, Géorgiens et Francs aux forces mongoles. Cette armée est commandée par le frère d’Abaga Khan nommé Mengü Temür.

La bataille :

L’arrivée des Mongols en Syrie était annoncée depuis longtemps, la population d’Alep effrayée à émigré vers Homs et Hama.

Mengü Temür n’entre en Syrie qu’en septembre 1281 par Aïntab (Gaziantep).

Il ravage les environ de Hama et se dirige vers Homs où le sultan mamelouk Qala'un est arrivé depuis le 27 octobre 1281. L’émir mamelouk Sunqur al-Achqar le rejoint le lendemain.

Sunqur al-Achqar n’est sorti de sa citadelle, la forteresse de Sahyun, qu’à la condition qu’après la bataille, il resterait libre d’y retourner.

Les Musulmans et les Mongols se trouvent face à face le 30 octobre 1281 près du mausolée de Khalid ibn al-Walid. L'armée de Mengü Temür se compose de 25 000
Mongols, de 5 000 Géorgiens, d’un corps d’Arméniens commandés par le roi contre Léon III lui même, et d’une division de Türks venant du Sultanat de Roum.

L’armée du sultan Qala'un a une force à peu près égale.

Les troupes mameloukes passent la nuit à cheval.

Au point du jour, Qala’un range son armée en bataille.

Il place à l’aile droite le prince de Hama et le gouverneur de Damas avec les troupes de cette province et à l’avant garde de l’aile droite, les bédouins de Syrie.

L’aile gauche est occupée par les troupes de Sunqur al-Achqar et à l’avant garde de l’aile gauche, se place les Turcomans et les troupes du château des Kurdes.

A l’avant garde du centre, on trouve le vice roi d Egypte avec ses Mamelouks.

Qala’un se tient sous les bannières royales entouré de ses gardes. Ce corps est composé de quatre mille cavaliers.

La bataille commence par la ruée de l’aile gauche mongole sur l’aile droite mamelouke. Celle-ci encaisse le choc et contre-attaque mettant en fuite les attaquants mongols. Mais
pendant ce temps, l’aile gauche mamelouke et le centre ont été enfoncés.

Les troupes de Mengü Temür poursuivent les fuyards jusque sous les murs de Homs. Elles massacrent tous ceux qui sont restés à l’extérieur de l’enceinte et pillent les bagages et les
caisses de l’armée mamelouke puis elles attendent l’arrivée du reste de l’armée mongole. Mais, au bout d’un certain temps, elles apprennent, contre toute attente, que Mengü Temür a pris la fuite.

En effet, suite à une ruse, le centre de l’armée mongole a été enfoncée par un général mamelouk ayant fait croire qu’il trahissait les siens.

Mengü Temür a été blessé par ce faux transfuge, ses troupes, pour le protéger, mettent pied à terre et les mamelouks en profitent alors pour attaquer. Mengü Temür est contraint à la fuite, ses troupes le suivent et un émir arabe et ses bédouins tombent sur les fuyards. Ainsi, même si l’aile gauche et une partie du centre de l’armée de Qala’un est complètement
enfoncée, les troupes mongoles victorieuse mais abandonnées décident, elles aussi, de prendre la fuite. Le soir, la bataille est gagnée pour les Mamelouks et tous les Mongols sont en fuite.

Les pertes mongoles sont importantes, surtout à cause de la déroute.

Au nombre des pertes mameloukes, on trouve le général qui est à l’origine de la ruse et qui a blessé Mengü Temür.

Qala’un reste en place dans la crainte d’une contre-attaque mongole le lendemain. Voyant les troupes, qui avaient poursuivi les mongols, revenir, il détache une troupe chargée de les harceler.

Après la bataille :

Certains mongols refluent vers Salamiya et d’autres plus loin encore, vers Alep.

Ceux qui se sont dirigés vers Salamiya se perdent dans le désert. Six cents cavaliers parviennent jusqu’à l’Euphrate mais sont taillés en pièces par les troupes de la forteresse
d’Al-Rahba. Ceux qui se sont dirigés vers Alep, sont poursuivi vers l’Euphrate où un grand nombre sont tués. Mengü Temür se retire en Irak.


A peine la nouvelle de la victoire connue, la population de Dama se livre à la joie. L’arrivée des fuyards la fait retomber dans l’angoisse de la défaite et tous veulent fuir.
Enfin un courrier apporte la confirmation de la victoire et la population peut être rassurée.

Pendant la campagne, Abaga Khan qui s’est avancé jusqu’à Al-Rahba en chassant mais était resté sur la rive gauche de l’Euphrate.
Le 25 septembre 1281, il rentre à Sinjâr ou il rejoint sa cour près de Mossoul. C’est la qu’on lui apporte la nouvelle de la défaite.

Abaga Khan est furieux contre ses généraux et contre son frère Mengü Temür.

Abaga khan meurt brutalement peu après, le 1er avril 1282 et Mengü Temür meurt vingt cinq jours plus tard.

PS : Attention : Mengü Temür, sité dans cet article, est le quatrième fils d'Hulegu Khan et frère d'Abaga Khan. Il existe un autre Mengü Temür, qui est le petit -fils de Batu Khan, khan de la "Horde d'Or".
Dernière édition par Che Khan le 11 Nov 2009, 14:38, édité 1 fois au total.
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Message 11 Nov 2009, 14:37

Troisième bataille de Homs

La Bataille de Wadi al-Khazandar, 22 et 23 décembre 1299

Remarque : la bataille porte également le nom de troisième bataille de Homs

Contexte général :

En 1260, Hülegü Khan avait envahi le moyen orient et avait ouvert la route vers l’Égypte mamelouk.
Rappelé en Mongolie suite à la mort de Möngke, il rentre avec la majeure partie de son armée, ne laisse derrière lui qu’un faible contingent de 20 000 hommes commandé par le général mongol Kitbouka.
Cette armée est battue à la bataille d'Aïn Djalout(3 septembre 1270) et les mongols doivent se retirer au-delà de l’Euphrate. Plus tard, Hülegü, devenu le premier Khan de la dynastie des Mongols d’Iran (Ilkhan) ne peut reprendre sa campagne en Syrie car un autre front s’est ouvert dans le Caucase.

En 1281, Mengü Temür , frère d’Abaga Khan (successeur d’Hülegü), se heurte aux Mamelouks dirigés par le sultan Qala'ûn. Il prend la fuite et la défaite mongole est totale (30 octobre 1281).

A l’automne 1299, Ghazan, le nouveau khan des Mongols d’Iran, apprend qu’une troupe venant de Syrie a dévasté la région de Diyarbakir, a pris la ville de Mardin et fait de nombreux captifs. Ces événements convainquent Ghazan qu’il doit impérativement intervenir en Syrie.

Il entre en Syrie avec 80 000 hommes commandée par son général Qutlugh Châh et attaque les Mamelouks qui avaient pourtant salué favorablement sa conversion à l’islam.

Ghazan occupe la ville d’Alep, mais pas sa citadelle (12 décembre 1299).
Le 20 décembre, il passe près de Hama sans assiéger la citadelle et pose son camp près de Salamiya.

Contre toute attente et malgré la menace mongole, dans le camp des Mamelouks, l’heure est à la dispute.

Une partie des troupes se mutine contre An-Nâsir Muhammad. Les insurgés tentent un coup d'état pour remettre le sultan Kitbugha sur le trône. Une explication calme les esprits, car tous ressentent la nécessité de s’unir contre l’ennemi commun. Une cinquantaine d’insurgés sont pendus dès le lendemain.
Le 3 décembre, An-Nâsir Muhammad est à Damas où il apprend l’arrivée de Ghazan avec une armée formidable. Les Mamelouks sont découragés
et ont le pressentiment de la défaite en voyant les habitants de la Syrie qui fuient à l’approche des Mongols.


Du côté mongol, la situation n’est pas plus favorable. Les troupes sont fatiguées, de nombreux chevaux sont hors service. Ghazan ordonne à toute l’armée que celle-ci s’apprête à combattre à pied.
Il espère ainsi rendre les mongols plus efficaces avec leurs flèches contre les charges des Mamelouks. Ghazan quitte Salamiya et s’arrête à une journée de marche de l’armée égyptienne.

La bataille :

Le 23 décembre, arrivé près de la rivière, Ghazan fait reposer ses troupes. La cavalerie met pied à terre, certains soldats retirent leur armure, d’autres soignent leur monture et les font s’abreuver.

Tout à coup, les troupes ennemie sont en vue. Ghazan, qui n’a que le centre de son armée à côté de lui, le met rapidement en ordre de bataille.
Néanmoins, les Mamelouks qui n’ont pas repéré que l’armée mongols n’étaient pas tout à fait prête n’engagent pas la bataille immédiatement.

Ghazan profite de ce temps mort pour organiser ses troupes et donne l’ordre de détacher 10.000 hommes ayant pour mission de contourner l’aile droite des armées mameloukes.

Les égyptiens croient pouvoir profiter de ce départ pour attaquer et marchent vers l’armée mongole qu’ils trouvent rangée en ordre de bataille près du lieu nommé Wadi al-Khazandar.

L’armée mamelouke aligne plus de 20.000 cavaliers. Le sultan se tient à l’écart pour assister à la bataille. Vers onze heures, l’armée égyptienne passe à l’attaque malgré la fatigue des chevaux. Ils chargent furieusement mais les Mongols résistent et ne bougent pas.

Ghazan donne l’ordre aux cavaliers de mettre pied à terre et de se servir des chevaux pour se protéger. Les cadavres des chevaux criblés de flèches servent de rempart.

La charge est plus longue et plus difficile que ne l’avait prévu les forces mameloukes. Leurs chevaux sont à bout de souffle lorsqu’ils atteignent les rangs mongols.

Les timbales de l’aile droite mongole commandée par Qutlugh Châh sonnent la charge. Qutlugh Châh donne l’ordre aux cavaliers de mettre pied à terre, puis se ravise et leur demande de se remettre en selle. Cette hésitation faite perdre l’avantage de l’initiative aux Mongols, les Mamelouks contre chargent en masse et l’aile droite mongole est enfoncée.

Les pertes mongoles sont importantes et Qutlugh Châh accompagné des rescapés va rejoindre Ghazan au centre.

Ghazan décide alors de faire avancer son aile gauche. 10.000 archers, qui ont mit pieds à terre marchent en tête. Leurs flèches font des ravages dans les rangs d’un corps d’arabes qui était à l’avant de l’aile droite égyptienne.
Ils sont les premiers à fuir et leur débâcle se transmet aux troupes d’Alep puis de Hama et bientôt à toute l’aile droite mamelouke.
Ainsi, lorsque l’aile gauche mameloucke revient de sa poursuite de l’aile droite mongole, elle ne trouve plus l’armée mamelouke.

Le combat a duré quatre heures. Ghazan est victorieux et s’est montré très ardent au combat et ses choix tactiques se sont trouvés judicieux. Il poursuit son avantage jusqu’à environ 5 km de Homs. Mais au coucher du soleil, par mesure de sécurité, il ordonne de cesser le combat. Un corps de bédouins, apparaît du côté du désert et semble vouloir prendre Ghazan à revers mais le commandant de l’arrière garde mongole forte de 5.000 hommes les met en fuite.


Après la bataille :

Confirmant sa politique d’alliance avec les Mongols d’Iran (Ilkhan), Héthoum II, Roi d’Arménie envoi un contingent de 5.000 hommes pour renforcer les troupes de Ghazan.

Le sultan An-Nâsir Muhammad arrive dans Homs au coucher du soleil mais à la vue de la défaite il repart vers Le Caire.

Le gouverneur de Homs vient apporter, à Ghazan, les clefs de la ville qui renferme les trésors du sultan. Ghazan distribue ces richesses à ses officiers. Il passe deux jours à Homs puis se dirige vers Damas.

Le 6 janvier 1300, la ville de Damas se rend à Ghazan sans combat. Le 4 février, Ghazan ayant reçu le tribut des villes conquises, repart vers ses états et laisse, en Syrie, Qutlugh Châh avec un petit contingent d’occupation.

En 1303, Ghazan envoie une nouvelle armée sous le commandement de Qutlugh Châh mais cette expédition essuiera une sévère défaite au sud de Damas près de Al-Kiswa.


Remarque :

- Kitbugha (Al-Adil Zayn ad-Dîn Kitbugha al-Mansur) est un sultan mamelouk d'Égypte de 1295 à fin 1296 (peut être d'origine mongol Oïrat).
- Kitbouka est un lieutenant mongol d'Hülegü Khan, tué pendant la Bataille d’Aïn Djalout, 03 septembre 1260
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