Page 1 sur 1

Le Poney 'Mongol'

MessagePublié: 25 Août 2006, 13:24
par Alika
Le Poney 'Mongol'


L’histoire des “empires des steppes” est indissociable du cheval. Selon un diction mongol :

“ Un mongol sans cheval c’est comme un oiseau sans ailes”.

La “mobilité” était la doctrine stratégique la plus importante des tribus turco-mongoles.
Les tactiques et la logistique de leurs armées étaient déterminées tout entières en fonction du cheval. A l’époque mongole, les Khans organisaient chaque automne de grandes chasses servant d’entraînement aux corps de cavalerie (10.000 cavaliers y participaient).

Des siècles de relations aussi étroites entre les nomades et leur montures ont influencés nombres d'attitudes et de trait de caractères de ceux-ci.

Ainsi, la langue mongole reste imprégnée par l’omni-présence de la culture du cheval.

De la formule de respect exprimant la bienvenue “Avez-vous bien chevauché” ou “Chevauchez en paix” jusqu’aux expressions d’usage courant.
“Allez voir son cheval”, pour un homme ou sa jument, pour une femme, c’est satisfaire un besoin urgent !!

A l’inverse des occidentaux, les Mongols n'attribuent pas de nom à leur monture. Ils leurs suffit de la désigner par la couleur de leur robe. Le vocabulaire mongol est si riche en la matière qu’il n’y a pas d’équivoque possible.
Là ou le simple profane n’aperçoit qu’un cheval “blanc” le mongol voit un “blanc cendre” ou un “blanc neige’. Il existe une telle multitudes d’expressions qu’à chaque nuance correspond un terme précis.

Les hommes se montrent généralement réticents à monter des juments ou des étalon, préférant les hongres. Beaucoup de chevaux montés sont dressés à marcher à l’amble, allure appréciée dans la steppe. Cette habitude ne s’appliquait pas , bien au contraire, pour les chevaux utilisés dans les campagnes militaires.

Pour le tir à l’arc au galop, On entraînait le cheval à accomplir dans sa course un très léger saut (ou un pas plus long) qui permettait à l’archer de décocher sa flèche juste avant que les sabots de sa monture ne retrouve le contact du sol.

Le jeune cheval âgé de 1 ou 2 ans est examiné à la fin de l’été ou au début de l’automne. A 2 ans, on l’habitue à la monte. Dans la steppe, ou ils vivent en semi liberté, les animaux sont marqués d'un signe de propriété nommé ‘tamga’ .

Les mongols sélectionnaient leur chevaux pour accomplir des taches particulières.

Le cheval-berger, destiné à aider le cavalier dans la garde des moutons.
le cheval d’uurga, destiné à poursuivre les chevaux que l’éleveur attrape à la perche ( l’uurga est une perche composée de trois tiges de saule mises bout à bout et se terminant par une lanière de cuir formant un nœud coulant).

le cheval-coursier, destiné aux compétitions (sport national accompagnant toutes grandes fêtes mongoles qui se respectent).

Le cheval-de-guerre, utilisés dans les campagnes militaires et également pour le service des relais postaux (système mis en place par Gengis Khan et qui perdura pendant près de 700 ans).

La race des chevaux mongole a sans doute influencé la quasi-totalité des races asiatiques.
Ses gênes se retrouvent sûrement chez le Pur-sang et l'Arabe, ainsi que tous leurs croisements et dérivés. Les mongols facilitèrent sa diffusion dans les pays conquis, d'où des ressemblances entre le poney Mongol et le Tibétain ainsi que le poney Chinois.

Le poney Mongol est toujours élevé par les populations nomades de Mongolie, et la race comporte de nombreuses variétés dues au croisement avec d'autres races, au climat et au milieu. La variété la plus répandue est le Wuchumutsin, qui bénéficie des pâturages les plus fertiles. Le poney Mongol est très rapide et polyvalent.


Caractéristiques du poney Mongol :

* Hauteur au garrot : de 1m23 à 1m40.
* Robes : Baie, noire, souris, isabelle.

Morphologie :

* Poids : entre 300 et 350 kg
* Tête : Lourde.
* Profil : Rectiligne.
* Yeux : Petits et en amande.
* Oreilles : Courtes.
* Encolure : Pas très longue et plutôt grosse.
* Epaules : Assez inclinées et musclées.
* Dos : Plutôt court et fort.
* Croupe : Longue et oblique.
* Membres : Solides, ossature robuste, articulations larges.

Image
Archer bouriate (XIXème siècle)