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La domestication du cheval

MessagePublié: 09 Oct 2005, 14:20
par Che Khan
La domestication du cheval


Les évidences archéologiques et paléontologiques indiquent que le cheval a été domestiqué il y a à peu près 5 000 ans, bien plus tard que d’autres animaux domestiques.

A cette époque , le chien était déjà notre compagnon depuis 9 000 ans, et nous élevions des troupeaux de chèvres, moutons et bœufs depuis plus de 5 000 ans. Malgré son apparition tardive, le cheval transforma très vite notre mode de vie.

On pense généralement que la domestication du cheval date du néolithique, à l'âge de la pierre polie. Vivant en troupeau dans la Djoungarie, au pied des monts Altaï, en Mongolie, le cheval de Prjewalsky est l'ancêtre vivant de tous les chevaux actuels.

Les découvertes de fresques rupestres dans les grottes de Lascaux, en France, semblent indiquer que le premier rapport entre le cheval et l'homme était avant tout alimentaire.

Il y a peu de preuves d’équitation avant le milieu du premier millénaire av. J.-C. (1999-1000 av. J.-C.).

Les preuves irréfutables n’apparaissent qu’à la fin du premier millénaire, presque 2 000 ans après la domestication du cheval. La domestication et le dressage des chevaux eurent de grands effets sur les peuples d’Eurasie.

En effet, c’est de ses grandes plaines que viendront les meilleurs cavaliers (sans doute la nécessité de trouver un moyen de transport plus rapide afin de voyager sur cet océan vert)

Certains indices suggèrent que la "Culture de Botai", qui s'est développée il y a de 5700 à 5100 ans dans ce qui est aujourd'hui le Nord du Kazakhstan, pourrait être à l'origine de cette domestication.

Une équipe de chercheurs américains, britanniques, français, kazakhs et russes a publié dans la revue Science des preuves que la "Culture de Botai" du Kazakhstan élevait et harnachait des chevaux il y a 5500 ans, notamment pour la monte et la production de lait. Cette découverte fait reculer de 1000 ans à la date proposée jusqu'à présent pour la domestication de l'espèce

Cette équipe a apporté des preuves concluantes que la "Culture de Botai" ne se contentait pas de chasser les chevaux, mais les élevait, les harnachait et utilisait leur lait.

Tout d'abord, les chercheurs ont comparé les os des "chevaux de Botai" à ceux de chevaux sauvages et de chevaux domestiqués de l'âge du Bronze. L'analyse a révélé que les chevaux de la "Culture de Botai" avaient une morphologie semblable à celle des chevaux domestiques de l'âge du Bronze et des chevaux domestiques modernes de Mongolie. Selon les chercheurs, ceci montre que les éleveurs de la "Culture de Botai" sélectionnait les chevaux sauvages en fonction de leurs caractéristiques, puis renforçait ces traits par un élevage sélectif.

Un autre faisceau de preuves vient de certains stigmates laissés par le mors sur les dents prémolaires des chevaux. Ils permettent d'affirmer sans ambiguïté que les chevaux de la "Culture de Botai" étaient montés.

Enfin, des analyses chimiques des poteries utilisées par les personnes de la "Culture de Botai" ont révélé des traces de lait de jument, ce qui prouve qu'au moins certains des chevaux du site étaient domestiqués. En outre, les chercheurs ont pu déterminer que la traite avait lieu en été.



Le char avant la cavalerie ? :

La plupart des historiens paléologues penchent pour l’hypothèse que les premiers chevaux domestiques ont été attelés à des chariots avant d’être montés. Ils basent leurs conclusions sur des images anciennes où le cheval semblait trop petit pour pouvoir porter un homme adulte.
Les squelettes nous apprennent que les chevaux de l’âge du bronze étaient de même taille qu’un grand poney, mesurant 14 paumes (1,42m) à l’épaule. De plus, bœufs, ânes, onagres et autres animaux ongulés tiraient des charrettes au Proche-Orient bien avant que le cheval soit domestiqué.

C'est en Chine que l'on trouve les premières représentations d'une utilisation rationnelle du cheval. Vers 3500 ans av J-C, le cheval est vénéré comme un dieu et l'empereur de Chine s'adresse à lui régulièrement. Les premiers chars à deux roues tirés par deux chevaux datent de la même époque, et c'est d'ailleurs aux Chinois que l'on doit l'invention de la selle, des étriers et des éperons.

En Égypte, dans les armées de Pharaon, des grandes unités de char de guerre mais pas de cavalerie digne de ce nom. Bien sûr, comme il n’y avait personne pour les aider, les hommes durent apprendre à monter seuls, corrigeant leurs erreurs au fur et à mesure.

Si se hisser sur le dos d’un cheval était irrésistible, la difficulté était surtout d’y rester! En effet, l’instinct du cheval est de s’enfuir quand quelqu’un essaie de monter sur son dos, et de ruer sauvagement quand quelqu’un y parvient. Beaucoup de temps a dû s’écouler avant que les chevaux, même habitués à être gardés en troupeaux, s’habituent à être montés.

Et soudain, l’horizon s’ouvrait, les voyages n’étaient plus limités par la distance qu’un homme pouvait parcourir à pied. Attiré par des terres inconnues, l’homme se mit à explorer et à conquérir.

Alors, le pieton devient cavalier

Ainsi, d'invasion guerrière en invasion guerrière, les peuples vont apporter au monde entier les nouvelles techniques pour utiliser les chevaux.