Message 04 Mai 2009, 20:50

Le Jeu du Çavgan

Le Jeu du Çavgan


Le jeu du çavgan est un jeu traditionnel turc. Connu depuis plusieurs siècles, son origine se situe en Asie centrale.

Il sagit d’un jeu d’adresse utilisant des bâtons symbolisant des javelots.
Ces bâtons initialement fabriqués en bois de dattier ou de chêne furent fabriqué en bois de peuplier afin de ne pas être mortel. Ils ont une longueur de 70 à 100 cm et un diamètre de 2 à 3 cm de diamètre. . Le bout des bâtons est arrondi afin éviter les blessures mortelles.

Comme on pourra le voir, ce jeu était également un entraînement martial.


Le jeu se compose de deux équipes de cavaliers.

Les deux équipes, des groupes de 6, de 8 ou de 12 personnes se rangent face à face sur un terrain d’une largeur de 70 et 120 m.
Chaque joueur tient dans sa main un bâton et dans leur main gauche 3 ou 4 bâtons de réserve.

Un premier cavalier s’avance et s'arrête à environ 40 m de la rangée en face.
Ce premier cavalier lance un défi à l’un de ses adversaire en citant son nom.
l’adversaire cité se précise au grand galop vers celui qui lui a lancé le défi.
Avant d’être rejoins, le premier cavalier lance son bâton de sa main droite vers son rival en essayant de le toucher, puis éperonne son cheval afin de revenir vers son équipe.
C’est au tour du joueur de l’équipe adverse, celui qui a été défié, de poursuivre le premier cavaliers et d’essayer de le toucher en lançant son bâton.
Dès que le premier cavalier est de retour dans son camp, c’est un autre de ses compagnon qui sort du rang pour poursuivre, à son tour, le cavalier de l’équipe adverse alors que celui-ci rejoins son propre camp.

Le jeu se poursuit ainsi. Le joueur qui touche son rival avec son bâton fait gagné un point à son équipe. Par contre, s’il touche le cheval, il perd un point.

Les joueurs font diverses prouesses équestres afin d’éviter d’être touché par les bâtons de la partie adverse. Ils se penchent sur la gauche et la droite de leur cheval, sous son ventre ou contre son flan.

Certains joueurs peuvent faire gagner plusieurs points en lançant trois ou quatre bâtons de suite sur le rival essayant de rejoindre son rang.

Le jeu bien que sécurisé restait relativement dangereux.
Certains joueurs étaient blessés et même parfois on déplorait des cas mortels.
Si ce cas se présentait, la victime était considérée comme “morte au champ de bataille”.
Les proches du défunt ne pouvait pas porter pas plainte ou intenter de procès.

A la fin du jeu, le comité des anciens déclare l’équipe victorieuse. Les vainqueurs reçoivent des prix.

Ce jeu était encore un jeu populaire en Anatolie il y a 60 à 50 ans, mais il fini pas disparaître petit à petit.

En 1972, la ville de Konya essaiera de ranimer cette tradition et organisa un tournoi de çavgan
Les équipes de Erzurum et de Bayburt y participèrent avec beaucoup de succès.
Khurec Temur, Guerrier Keshig de l'Ordoo du Corbeau Rouge.
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