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Contes et Légendes Kirghiz


Venez écouter Tsagan Qütu, notre barde, raconter ses histoires, le soir, sous la yourte.

Modérateurs: Che Khan, Alokhan, Tsagan Qütu

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Barde

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Message 11 Mars 2006, 23:47

Contes et Légendes Kirghiz

La légende du Khan et du Chasseur

Un grand village de yourtes dans la steppe était dirigé par un Khan très avare. Celui-ci se nommait Khara Khan, sa femme Kokeï et son fils Khara Pie. Ce khan très avare volait qui il pouvait en prétextant des taxes et des corvées de toutes sortes.

A l’extrémité du village vivait Torsakh le chasseur. Celui-ci était de simple condition et ne possédait que son arc, quelques flèches et une petite jument avec laquelle il allait à la chasse.

On était en février, le mois des provisions, et Torsakh avait eu de la chance à la chasse. Il avait tué de nombreuses bêtes à fourrure et se réjouissait de se qu’il allait gagner grâce à la vente de ses peaux. Il était amoureux d’Abakaï et désirait l’épouser. Avec le bénéfice de ses peaux, il espérait pouvoir payer la dote à son père. Malheureusement, lorsque Khara Khan fut au courant des avoir du chasseur il leva un impôt spécial et grâce à celui-ci il n’hésita pas à prendre à Torsakh, non seulement ses peaux mais aussi sa petite jument.

Torsakh comprend alors que tant qu’il reste au village Khara Khan ne le laissera jamais en paix. Il décide d’installer sa yourte dans la steppe et enlève la belle Abakaï pour la prendre avec lui et l’épouser.

Pendant plusieurs mois, ils vivent heureux et sans histoire car Khara Khan les a oublié.

Mais un jour, le fils de Khara Khan va chasser près de l’endroit où le couple s’est installé.
En trouvant une yourte, seule dans la steppe, il se demande qui y habite. Il s’approche et demande à Abakaï un peu d’eau car il à très soif.

Abakaï, selon les lois de l’hospitalité, lui offre à boire mais sans dire un mot. En effet, étant seule à la maison, il n’est pas convenable qu’elle parle à un étranger.

Khara Pie est tellement séduit par cette jolie femme qu’il boit l’eau et galope jusqu’au village sans même la remercier.

“Père” crie t-il avant même de descendre de son cheval “je suis allé dans la steppe, j’ai rencontré une fille magnifique et je la veux comme femme”.

Mais Khara Khan qui devine qui elle est lui répond :

-La jeune fille se nomme Abakaï et c’est la femme du chasseur Torsakh, que tu l’épouse n’est pas possible.

“Père” réplique Khara Pie, “tu es l’homme le plus puissant du village, prends Abakaï à Tosakh et donne-la-moi.

“Je lui ai pris ses fourrures et sa jument, mais sa femme je ne peux pas, ce serait aller contre la loi”

Mais Khara Pie s’entête, “Père, tu es le khan, les lois sont faites pour toi et non toi pour elles”

“C’est bon” lui dit Khara Khan “je vais y réfléchir”
Le lendemain, un guerrier du khan se présente chez Torsakh et lui ordonne de retrouver le fils du khan qui s’est caché dans la steppe. S’il ne le retrouve pas, le khan le fera décapiter.

A cette nouvelle, Tosakh et tout déconfit car Khara Khan a aussi la réputation d’être un magicien et Torsakh est certain que celui-ci a dissimuler son fils de telle manière que personne ne pourra le retrouver.

Alors sa femme viens vers lui et le réconforte.

“Ne crains rien” lui dit-elle, “va tranquillement chez le khan, renverse tout dans sa yourte, puis va près de ses chevaux. Il y en à trois et l’un d’eux aura un œil à moitié fermé. Monte sur ce cheval et bât le comme comme un tapis de feutre. Après, tu verras ce qui va se passer.

Le lendemain matin, Torsakh se rends chez le khan et agi comme sa femme lui a conseillé.

Alors qu’il est entrain de battre le cheval celui-ci se change en homme et c’est Khara Pie qui tout ensanglanté prend la fuite.

“Tu as gagné” s’exclame le khan, furieux, “mais tu n’as gagné que la première manche.
“Demain c’est mon fils qui ira te chercher chez toi. Tu devras te cacher et s’il te trouve tu seras décapité.

Torsakh rentre chez lui encore plus découragé mais son épouse lui dit :

- Ne t’inquiète pas, nous trouverons quelque chose.

Lorsque Khara Pie se présente le lendemain à la yourte de Torsakh, il touve Abakaï coupant de la toile avec une grand paire de ciseaux. Khara Pie a beau chercher partout das la yourte et autour de la yourte il ne réussi pas à trouver le chasseur.

Alors Khara Pie décide de rentrer chez lui et déclare à Abakaï qu’il s’avoue vaincu, il sort de la yourte puis y rentre à nouveau pour dire au revoir à la jeune femme.

Alors il voit celle-ci et Torsakh qui rient ensemble. Furieux et ridicule il rentre chez son père.

En fait, Abakaï avait changé son mari en paire de ciseaux .

Khara Pie était très en colère et son père essayait de le calmer mais alors l’épouse du khan, Kokeï, intervient :

-Quel père es tu pour ton fils ? Tu ne peux lui venir en aide ? Pourtant tu es le khan et un puissant magicien !

Le père, en poussant un gros soupir, se remet à réfléchir et prend son grand livre de magie.

Le lendemain, il envoi un messager au campement de Torsakh.

Celui-ci lui explique :

- Un gros ours noir vit dans la taïga. Va le trouver et demande lui son âge, si tu ne l’apprends pas par toi-même tu seras décapité.

Torsakh ne sait comment il va faire car l’ours a une réputation d’animal cruel et très fort.

“N’aie pas peur” lui dit Abakaï, “j’ai une idée” elle se met à coudre cinq petits bonnets rouges quelle remet ensuite à son époux.

“Va dans la taïga à l’endroit où se dressent cinq vieux peupliers, couche toi par terre en mettant un bonnet sur ta tête, deux sur tes genoux et deux à tes mains. Ne bouge plus et attends.

Le lendemain, Torsakh se rend à l'endroit décrit par sa femme et fait exactement ce qu’elle lui a conseillé. Au bout d’un moment un immense ours noir sort de sa tanière et s’approche du chasseur. Il le renifle et grogne :

- Cela fait cinq cents ans que ces arbres sont ici et cent ans que je suis né, je n’ai jamais vu un bête aussi étrange que celle-ci.

Puis, l’ours, toujours étonné se retire dans son trou.

Torsakh de rend alors chez Khara Khan et lui donne la réponse tant attendue :

- Grand Khan, l’ours à cent ans et les vieux peupliers devant sa tanière en ont cinq cents.

Ridiculisé encore une fois par le chasseur, Khara Khan retient à peine sa colère mais doit admettre que Torsakh a encore gagné.

Il cherche une dernière fois une quête impossible et après quelques jours il lui vient l' idée d’une mission qui cette fois ci ne pourra être remplie par le chasseur.

Il lui envoi à nouveau un guerrier qui annonce à Torsakh.

- Jusqu'à présent tu as tout réussi, ainsi Le khan te donne une dernière mission. Tu devras te rendre au royaume des morts réclamer au père du Khan son manteau noir en vison et à la mère du khan son foulard de soie noir et me rapporter ces deux objets. Si tu échoues, tu seras décapité.

Torsakh part à contre cœur car il n’a pas le choix. Son épouse lui donne un crâne de chien et une pelote de fil en lui expliquant :

- Quant tu seras au royaume des morts, parmi les défunt, lance le crâne du chien au sol et tu verras ce qui se passera. Quant au fil, déroule le à l’entrée des enfers, il t’aidera à faire demi tour.

Après avoir marché trois jours et trois nuits dans le royaume de morts (tout en n’oubliant pas de dérouler son fil) Torsakh rencontre enfin les parents défunts de Khara Khan. Il jette le crâne du chien par terre et celui-ci se met à hurler. Les morts lui disent alors :

- Emporte ce crâne loin de nous pour qu’il arrête d’hurler et rentre chez toi.

Mais Torsakh leur répond qu’il ne peut rentrer chez lui sans le manteau de vison du père de Khara Khan et le foulard de soie de la mère de Khara Khan.

Le vieillard très irrité dit alors :

- Décidément l’avarice de mon fils nous poursuit même ici dans le royaume des morts. Dit lui que nous ne lui donnerons rien mais que nous le maudissons, lui et sa famille. Pour le punir, qu’il soit changer en pic noir, sa femme, en pic bleu et son fils en dragon gris.

En revenant au village, Torsakh est tout étonné de voir qu’on est en train de préparer une grande fête.

“Que ce passe t-il ici ?” demande t-il au premier villageois qui passe.

“Torsakh, tu es vivant ? mais tout le monde te croyait mort et maintenant le fils du khan prends ta veuve Abalaï comme épouse”

Torsakh éclate de rire et se précipite chez Khara Khan. En le voyant celui-ci s’exclame :

- Tu es vivant?

“oui” lui répond le chasseur, “et je ne te rapporte pas le manteau de ton père ni le foulard de ta mère mais la malédiction de tes parents”

Et à ses mots, Khara Khan se transforme en pic noir, son épouse en pic bleu et son fils en dragon gris.

Alors, les invités prennent peur et s”enfuient de tous côtés quant à Torsakh il retrouve sa belle et sage épouse et retourne avec elle dans sa yourte, au fin fond de la steppe sans oublier de récupérer sa jument.

Désormais, plus personne ne viendra les déranger.
Dernière édition par Tsagan Qütu le 03 Déc 2006, 16:36, édité 1 fois au total.
Tsagan Qütu, Barde de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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Message 06 Mai 2006, 12:01

Contes et Légendes Kirghiz

La légende d’Altyn-Artchol


Seule, dans l’immensité de la steppe profonde, se dressait une yourte. Dans cette yourte, vivaient un frère et sa sœur. Le jeune garçon n’avait encore que trois ans et sa sœur en avait sept. Ils n’avaient ni père ni mère et personne n’avait pu leur donner un nom. Ils ne possédaient rien ou plutôt rien d’autre qu’un petit poney. Ils vivaient là, très pauvrement et leur existence était dure.


Un matin, alors que le soleil montait à peine dans le ciel bleu, les enfants sont réveillés par le bruit de sabots de chevaux qui s’approche du campement. Deux cavaliers se dirigent vers leur yourte. Arrivés à proximité, ils descendent de leur monture, les attachent et pénètrent dans la yourte.

Ils s’inclinent respectueusement devant le jeune garçon et un des deux guerriers s’adresse en ses termes :

“la flèche tirée ne revient jamais d’ou elle est partie. Nous non plus, nous ne retournerons pas d’où nous sommes partis sans avoir accompli notre mission. Nous sommes venus à toi car le peuple nous envoie. Un diable sanguinaire est sorti des entrailles de la terre. Il dévore les gens et détruit tout sur son passage. Ni les dieux, ni nos Khans ne peuvent en venir à bout. Il se nomme Aï-Kyn et le peuple te prie de nous en débarrasser”

A ses paroles, la sœur fond en larmes et répond :

“Mon frère est encore bien petit, comment avez oser pensé à lui pour cette tâche. Il est trop faible et va y laissé sa vie.

Mais le frère la reprend :

“Ne parle pas ainsi, petite sœur, le peuple a besoin de moi, comment pourrai-je refuser”

Et aussitôt, il prend son arc, son carquois et son épée, selle son petit cheval, serre les sangles, passe la bride et saute sur sa monture.

Avant que sa sœur comprenne ce qui arrive le jeune garçon galope déjà dans la steppe suivi des deux guerriers.

Ils chevauchent longtemps et arrivent au pied d’une haute montagne, au bord de la mer.
Sur le rivage, se trouve les Khans et leurs guerriers. Au ciel, sept dieux sont assis sur un nuage. Tous regarde le sommet de la montagne. On y voit Aï-Kin couché. Quand celui-ci regarde le ciel, les nuages s’embrasent et quant il regarde le sol, l’herbe flamboie. Au pied de la montagne, sept petit diables pointaient la tête hors du sol et rient, tout joyeux, en regardant le spectacle.



Lorsque Aï-Kin voit arriver le petit garçon sur son petit cheval il se met à rire effroyablement et s'esclaffe :

HA ha ha, on m’avait annoncé l’arrivée d’un fougueux destrier et c’est un lièvre qui accourt. On m’avait dit qui serait monté par un guerrier vigoureux et c’est un petit enfant à la place. Et c’est comme ça que l'on espère me pourfendre !!!. Ha ha ha.

Alors, le jeune garçon se vexe de ses paroles moqueuses et sautant à bas de son poney, il s’élance sur Aï-Kin et le frappe au visage. Un peu surpris, Aï-Kin le regarde et puis se jette à son tour sur le garçon pensant le battre en quelque secondes.

Mais la bataille dure trois jours et trois nuit. Le quatrième jour, contre toute attente, les forces du petit garçon sont intactes. Il tire le diable jusqu’au sommet de la montagne, mais le diable résiste et le rabat vers le bas. Ils roulent ensemble sur le rivage tout en continuant de se battre.

Et la bataille dure des semaines, puis des mois et une année s’écoule sans qu’il n’y ai de vainqueur. La terre tremblait, la mer inondait la steppe. Les bœufs burent l’eau mais ne purent tout boire. Alors, le peuple se sauva en haut des montagnes pour échapper à l’inondation.

Sur la mer, ils virent du sang rouge et du sang noir, le sang rouge coulant des blessures du petit garçon et le sang noir coulant des blessures du diable. Mais le sang rouge et le sang noir ne se mélangeaient pas et sur la mer il y avait de plus en plus de sang noir.

Le diable commençaient à faiblir mais le petit garçon ne parvenait pas à le tuer.

Alors, son petit cheval s’approche de lui et lui murmure à l’oreille :

“Aï-Kin à un secret, son cheval est caché derrière le rocher et dans ses fontes se cache un dragon à douze têtes. C’est ce dragon qui est l'âme du diable. Tue le et tu tuera Aï-Kin.

Le petit garçon ri et bondi vers le cheval du diable. Il retire le dragon des fonte et le mets en pièce immédiatement. Aussitôt, Aï-Kin rend le dernier soupir et les sept diables rieurs s’enfuient sous le sol en pleurant.

Les gens viennent le féliciter. Ils font une grande fête au jeune héros et lui donne le nom de Altyn-Artchol.

Alors la mer se retire de la steppe et tous les gens descendent des montagnes.

Quant au jeune héros Altyn-Artchol, il retourne dans sa yourte auprès de sa sœur.
Tsagan Qütu, Barde de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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Message 16 Nov 2007, 15:47

Contes et Légendes Kirghiz

L’Epopée de Manas


L'épopée de Manas est une œuvre littéraire collective et monumentale. Elle est issue de la tradition orale du peuple kirghiz, apparue dans le massif du Tian Shan, en Asie centrale.

Il en existe de nombreuses versions (complètes ou fragmentaires). Les versions les plus longues comptent plus de 500 000 vers (soit deux fois la longueur du Mahâbhârata).
C’est l’explorateur kazakh Valikhanov qui sera le premier à la mettre par écrit en 1856, par .

Le récit raconte l’histoire de "Manas le noble", héros de référence, guide et unificateur des
Kirghizes, fort, rusé, parfois cruel mais le plus souvent généreux et loyal.

Le thème central de l’épopée raconte la lutte d'indépendance des nomades kirghiz contre
les Chinois Yuan (dynastie mongole) et qui les amène à marcher sur Pékin.

Dans sa forme courante actuelle, elle est composée de trois parties racontant les aventures de trois héros principaux dont elles portent le nom :


- Manas :

Né dans l'Altaï, où les kirghiz sont exilés, Manas ramène ceux-ci dans leur Ala-Too d'origine où Manas constitue sa garde rapprochée de quarante preux et s'adjoint un guerrier Oïrat, Almanbet, avec lequel il projette une marche sur Pékin.

Manas se marie à la belle Kanykey, mais pendant la trêve traditionnelle des festivités, la zizanie renaît entre les kirghiz, et particulièrement entre Manas et son oncle Köchkö Khan, passé au service des mongols. Manas est assassiné et son fils Semetey s'enfuit à Boukhara avec sa mère.

- Semetey :

Dans ce second volet, Semetey reconquit le pays kirghiz en affrontant Köchkö Khan, puis meurt lui aussi assassiné, au milieu des trahisons.

- Seytek :

Né dans des conditions scabreuses, Seytek (fils de Semetey), traverse les mêmes vicissitudes, mais parvient à étendre la domination de son khanat jusqu'à Tachkent.

Certaines parties de l'épopée, qui pourraient remonter à l'antiquité ancienne, ou plus simplement au VIIIème siècle de notre ère, évoquent les origines mythologiques des Kirghiz.

Les parties les plus récentes du récit décrivent la résistance des Kirghiz contre les envahisseurs Kalmouks, appelés aussi Oïrats, subdivision des Mongols, qui remonte aux XVIème-XVIIIème siècles.

Certains personnages ou événements renvoient de façon certaine, à des figures ou faits historiques qui peuvent être magnifiés, ou, au contraire stylisés. Par contre, pour nombre d'éléments, l'origine n'est plus retrouvable.

C'est très certainement le cas du personnage de Manas lui-même, dont l'existence historique est controversée, bien que son tombeau soit officiellement ouvert à la visite dans la province de Talas au Kirghizstan.

L'épopée suit une forme poétique au rythme régulier riche de rimes et d'allitérations. Sa récitation psalmodiée est également ritualisée.

Le conteur, assis en tailleur, accompagne sa déclamation de gestes qui tantôt miment les actions et tantôt marquent simplement le rythme, soutenant l'effort de mémorisation.
Lorsqu'il se prolonge plusieurs heures, ce conte s'apparente même à une transe.

Du fait de son volume, l'épopée complète demande plusieurs journées pour être racontée en entier. C'est pourquoi, il s'est constitué un corps spécifique de conteurs, les Manastchi. Ils sont chargé de réciter l'épopée lors des grands événements familiaux ( fêtes de puberté, mariages, naissances) ou sociaux (nadam, foires, assemblées de chefs politiques)

L'entrée dans la fonction de Manastchi était réputée faire l'objet d'une vocation survenue en songe (un peu comme les chamans).

Elle était traditionnellement précédée d'une longue initiation auprès d'un maître, au cours de laquelle le futur conteur devait retenir la trame, les enchaînements et les caractéristiques de chaque personnage de l'épopée. Il apprenait également par cœur le plus possible de morceaux complets de la composition de son maître.
Tsagan Qütu, Barde de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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