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Rites funéraires chez les "Peuples Cavaliers".


Des articles sur la vie quotidienne des "Peuples Cavaliers" en générale et des Mongols en particulier.

Modérateurs: Alokhan, Che Khan, Dame Annick

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Chaman

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Inscrit le: 11 Déc 2005, 13:21

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Message 11 Déc 2005, 15:09

Rites funéraires chez les "Peuples Cavaliers".

Morts d’accompagnements’


Pour commencer, expliquons ce que nous entendons par "morts d'accompagnement" : ce sont des hommes et des femmes que l'on tue à l'occasion du décès d'un personnage. Cette notion implique une asymétrie fondamentale entre : d'une part, le sujet (ou le mort principal et d'autre part, les morts qui accompagnent et qui sont tués intentionnellement parce que le premier est mort (quelle qu'en soit la raison).

Chez les Scythes :

A propos des Scythes, voici ce que nous dit Hérodote, explorateurs, journaliste et historien grec de l'antiquité.

Quand le roi vient à mourir, ils font en cet endroit une grande fosse carrée. Cette fosse achevée, ils enduisent le corps de cire, lui fendent le ventre, et, après ravoir nettoyé et rempli de souchet broyé, de parfums, de graine d'ache et d'anis, ils le recousent.

On porte ensuite le corps sur un char dans une autre province, dont les habitants se coupent, comme les Scythes royaux, un peu de l'oreille, se rasent les cheveux autour de la tête, se font des incisions aux bras, se déchirent le front et le nez, et se passent des flèches à travers la main gauche.

De là on porte le corps du roi sur un char dans une autre province de ses États, et les habitants de celle où il a été porté d'abord suivent le convoi. Quand on lui a fait parcourir toutes les provinces et toutes les nations soumises à son obéissance, il arrive dans le pays des Gerrhes, à l'extrémité de la Scythie, et on le place dans le lieu de sa sépulture, sur un lit de verdure et de feuilles entassées.

On plante ensuite autour du corps des piques, et. on pose par-dessus des pièces de bois, qu'on couvre de branches de saule. On met dans l'espace vide de cette fosse une des concubines du roi, qu'on a étranglée auparavant, son échanson, son cuisinier, son écuyer, son ministre, un de ses serviteurs, des chevaux ; en un mot, les prémices du reste de toutes les choses à son usage, et des coupes d'or : ils ne connaissent en effet ni l'argent ni le cuivre.

Cela fait, ils remplissent la fosse de terre, et travaillent tous, à l'envi l'un de l'autre, à élever sur le lieu de sa sépulture un tertre très haut.

L'année révolue, ils prennent, parmi le reste des serviteurs du roi, ceux qui lui étaient les plus utiles.

Ces serviteurs sont tous Scythes de nation, le roi n'ayant point d'esclaves achetés à prix d'argent, et se faisant servir par ceux de ses sujets à qui il l'ordonne. Ils étranglent une cinquantaine de ces serviteurs, avec un pareil nombre de ses plus beaux chevaux.

Ils leur ôtent les entrailles, leur nettoient le ventre, et, après l'avoir rempli de paille, ils le recousent. Ils posent sur deux pièces de bois un demi-cercle renversé, puis un autre demi-cercle sur deux autres pièces de bois, et plusieurs autres ainsi de suite, qu'ils attachent de la même manière.

Ils élèvent ensuite sur ces demi-cercles les chevaux, après leur avoir fait passer des pieux dans toute leur longueur jusqu'au cou : les premiers demi-cercles soutiennent les épaules des chevaux, et les autres les flancs et la croupe ; de sorte que les jambes n'étant point appuyées restent suspendues.

Ils leur mettent ensuite un mors et une bride, tirent la bride en avant, et l'attachent à un pieu. Cela fait, ils prennent les cinquante jeunes gens qu'ils ont étranglés, les placent chacun sur un cheval, après leur avoir fait passer, le long de l'épine du dos jusqu'au cou, une perche dont l'extrémité inférieure s'emboîte dans le pieu qui traverse le cheval. Enfin, lorsqu'ils ont arrangé ces cinquante cavaliers autour du tombeau, ils se retirent.


Chez les Xiongnu :

Les Chinois, au sujet des chefs Xiongnu, savaient qu'ils étaient suivis dans la mort par des dizaines ou même des centaines de favorites.

Chez les Mongols :

Marco Polo nous apprend que lorsque les Mongols vont enterrer un de leurs Khans, "tous les gens qu'ils rencontrent sur le chemin sont passés par le fil de l'épée par ceux qui conduisent le corps".

Cette pratique n'a d'autre raison que de préserver le secret du lieu de l'inhumation car les Mongols, et avant eux quelques autres peuples comme les Huns, tenait secret le lieu de la sépulture de leurs chefs pour éviter le pillage. [/i]

Mais de nombreux témoignages, parlent de gens que l'on tue pour d’autres raisons que des raisons purement utilitaire.

Celui de l'historien arménien Kirakos de Ganjak (1201-1272) est précieux parce qu'il a vécu sous le joug mongol. Après avoir décrit la façon dont les Mongols plaçaient auprès du défunt ses armes, des richesses et de l'or, il poursuit :

"Dans le cas d'un homme important, ils déposaient aussi auprès de lui dans la tombe certains de leurs serviteurs et de leurs servantes parce que, disaient-ils, ils pourraient continuer à le servir, tout comme ils déposaient un cheval, parce que, disaient-ils encore, il y a des batailles acharnées là-bas".

L'historien perse Juzjani (1193-1260) dit de même à propos des funérailles de Batu Khan qu'ils placèrent ses armes dans sa tombe, tous ses biens et "quelques-unes de ses femmes, plusieurs de ses esclaves, mâles ou femelles, et la personne qu'il chérissait par dessus tout.

Ces idées comme quoi un défunt se fait accompagner par les meilleurs de ses serviteurs, les plus fidèles, ceux que l'on chérit le plus, sont communes à de nombreuses civilisations. A vrai dire cette fidélité ou cet amour conduisent à des accompagnants qui sont volontaires. Les témoignages concernant cette dernière éventualité sont, il est vrai, bien plus rares.

Mais voici tout d'abord (nous en verrons un autre ultérieurement) celui de Gmelin, voyageur et naturaliste allemand du XVIIIème siècle, qui est intéressant à considérer parce qu'il s'agit d'un homme de science et qu'il fait part du consentement des victimes. Il concerne les Yakoutes, la plus septentrionale des populations de langue turque émigrée dans la région la plus froide de la Sibérie où ils maintiennent les traditions des steppes, en particulier la domestication du cheval. Gmelin dit que lorsqu'un des grands mourait, un des domestiques qu'il aimait le plus se brûlait avec joie sur le bûcher pour aller servir son maître dans l'autre vie.

Parmi les témoignages médiévaux concernant les chefs mongols, il en est un qui est unique. C'est celui de Rashid al-Din qui nous fournit cette information : deux ans après la mort de Gengis Khan, lors des cérémonies d'investissement de son successeur, on apprêta quarante filles jeunes et belles, on les revêtit d'or et de broderies, puis on les expédia avec quelques chevaux du meilleur choix dans l'autre monde, rejoindre les mânes de Gengis Khan.

Le lieu et le mode de l'exécution ne sont pas connus mais cette seconde cérémonie n'est pas sans rappeler le deuxième cercle des cavaliers empaillés des Scythes royaux d'après Hérodote.

Chez les Kiptchaq :

Voici encore, pour finir, le témoignage de Joinville, le célèbre chroniqueur de la vie de Saint Louis, à propos des Kiptchaq (qu'il nomme Coman) qui se base sur les observations d'un ambassadeur français envoyé auprès de ce peuple. Le récit ne manque pas de saveur, en raison de ces étranges échanges entre le monde des vivants et celui des morts et témoigne au surplus du sang-froid incroyable de l'accompagnateur, apparemment parfaitement consentant :

Il nous conta encore une grande merveille, qu'il vit tandis qu'il était dans leur camp : c'est qu'un riche chevalier était mort, et on lui avait fait une grande et large fosse en terre, et on l'avait assis et paré très noblement sur une chaise : et on lui mit avec lui le meilleur cheval qu'il eût et le meilleur sergent, tout vivant. Le sergent, avant qu'il fût mis dans la fosse avec son seigneur, prit congé du roi des Comans et des autres riches seigneurs ; et pendant qu'il prenait congé d'eux ils lui mettaient dans son écharpe une grande foison d'or et d'argent et lui disaient : "Quand je viendrai dans l'autre siècle, alors tu me rendras ce que je te baille".
Et il disait "Ainsi ferai-je bien volontiers".

Le grand roi des Comans lui bailla une lettre qui s'adressait à leur premier roi, où il lui mandait que ce prud'homme avait très bien vécu et qu'il l'avait très bien servi, et le priait qu'il le récompensât de ses services. Quand ce fut fait ils le mirent dans la fosse avec son seigneur et avec le cheval tout vivant ; et puis lancèrent sur l'ouverture de la fosse des planches bien chevillées, et toute l'armée courut prendre des pierres et de la terre ; et ils élevèrent une grande montagne de terre au-dessus d'eux.



voir aussi les articles :

- les kourganes
- Funérailles des Rois chez les Scythes
Qüyildar, Chaman de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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Message 02 Jan 2015, 11:27

Rites funéraires Chez les "Peuples Cavaliers".

Cérémonie du "Yoğ" chez les Türks :

Introduction :

Il y aurait trois moments importants dans la vie d’un homme :

Sa naissance, son mariage et son décès.

En tout cas, ces trois événements voient la manifestation de grandes fêtes dans de nombreuses cultures à travers les siècles.

Les traditions sur le deuil visent à habituer les proches du défunt à cette nouvelle situation et à apaiser les douleurs.

Partout dans le monde, les proches d’une personne ressentent cette même douleur après sa disparition et partout dans le monde, la période de deuil connaît des rituels qui varient selon les cultures et les époques.

Afin d'aborder ce sujet chez les "Peuples Cavaliers", nous allons vous faire découvrir les "Cérémonies du Yog" chez les Türks.

Chez les "Peuples Cavaliers" :


Chez les Türks et avant leur conversion à l’islam, on se rassemblait après la disparition du défunt et on organisait une cérémonie d’enterrement et de deuil.

Cet ensemble de cérémonies de deuil est appelée "Yoğ".

L'importance de ces cérémonies variait avec l’importance, la valeur et la richesse de la personne.

La première raison pour laquelle la cérémonie de deuil "Yoğ" était organisée était apaiser l’esprit du défunt afin qu'il ne fassent de mal à personne.

Pendant les cérémonies de deuil chez les Türks; on se promenait avec des chevaux autour de la tente du défunt.
On coupait la queue du cheval qui appartenait au défunt (en général, son cheval préféré) avant de sacrifier l’animal.
Les proches du défunt se coupaient leurs cheveux et les distribuaient.

Les pleurs et les cris pendant la période de deuil étaient aussi des éléments partagés par toutes les tribus turques.
Les proches du défunt eux-même mais aussi des femmes appelées pour qu’elles se lamentent.
Ces femmes se lamentaient, pleuraient et faisaient pleurer les gens en parlant de la raison de la mort, de l’âge et des personnes abandonnées par le défunt.


Une autre partie des "cérémonies du yog" était la cérémonie du repas de deuil.

On distribuait des repas pour la personne décédée. On croyait que le plat du défunt n’était pas seulement offert aux vivants mais aussi aux morts. *

Pendant le deuil, les proches du défunt avaient certaines règles à respecter. Ils ne devaient pas participer aux divertissements, ne pas porter de vêtements colorés et décorés et les hommes ne devaient pas se raser.

Comme nous actuellement, les Türks utilisaient le noir comme couleur du deuil.

Une autre habitude chez les communautés turques était de porter les vêtements à l’envers et de retourner les objets.

Ces habitudes ont continué après la conversion à l’islam.

Aujourd’hui encore, les femmes à Kars, en Anatolie, se coupent les cheveux, se lamentent et portent les vêtements à l’envers.

Changements après l'islamisation :

Ces rituels qui sont des traditions préislamiques dans la culture turque on connu certains changements après la conversion à l’islam.

- Lors des repas distribués pendant les obsèques, la lecture du Coran et les prières pour l’esprit des défunts deviennent également des coutumes mais les anciennes applications ne sont pas entièrement éliminées.

- Un autre rituel a été ajouté aux obsèques : la lecture du "mawlid". La cérémonie du mawlid est un rituel organisé quasiment partout en Anatolie. Les jours de la cérémonie peuvent légèrement varier selon les villes mais on ne peut pratiquement pas parler d’obsèques sans mawlid. Dans l’islam, il suffirait de lire le Coran pour le défunt, le commémorer par de bonnes paroles et faire de bonnes actions à son nom.

- les pleurs, les cris et les lamentations qui se manifestent par l’arrachement de cheveux et la violence ont été interdits par les hadiths du prophète Mohammed.

En effet, selon la croyance islamique, il ne faut pas exagérer le deuil, étant donné qu’il peut être considéré comme une révolte contre Allah.

Les hadiths qui disent « Ceux qui s’arrachent la peau et ses cheveux par la douleur ne sont pas de nous » ou encore « Allah montrera sa fureur à celles qui se griffent le visage et demandent la mort face à la disparition de quelqu’un »

Il y a plusieurs versets coraniques qui disent qu’il faut consentir à la décision divine et retirer des leçons de la mort. Mais dans la culture turque, certains rituels préislamiques sont perpétués au fil de l’histoire en acquérant une identité islamique.

En Anatolie, les lamentations et les femmes qui les font comme profession existent toujours dans la culture

Remarque :

Des rites similaires se retrouvent à travers les siècles chez d'autres « Peuples Cavaliers »

Chez les Scythes :

Herodote nous explique :

Le peuple qui accueille le corps sur son territoire se livre aux mêmes manifestations que les Scythes Royaux.
Ils se coupent un bout de l’oreille, se rasent le crâne, se tailladent les bras, se déchirent le front et le nez, se transpercent de flèches la main gauche




Chez les Mongols :


Lorsque les Mongols, à la fin du XVème siècle se sont converti au bouddhisme, ils se sont vu interdire de sacrifier des animaux et de consommer de la viande à l’occasion de la mort d’une personne.

Le bouddhisme voulait lutter contre la pratique du partage de la part sacrificielle de viande destinée aux mânes des ancêtres.

Cela indique que les Mongols médiévaux, comme les Türks, pratiquaient également ce rite.
Che Khan, votre humble serviteur
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Message 02 Jan 2015, 12:14

Rites funéraires Chez les "Peuples Cavaliers".

Respect du squelette :


Chez la très grande majorité des "Peuples Cavaliers", les défunts étaient enterrés et non incinérés.

Chez les Türks et les Mongols, le respect de son squelette avait une grande importance. On peut s'en apercevoir en observant les simples soins que l'on prenait dans les rites funèbres.

Il est encore mieux apparent dans les pratiques qui sont liées au respect de l'intégrité des os pour les animaux issus de la chasse.

Les ethnologues ont relevé d'innombrables exemples de la façon dont les divers peuples d'Asie centrale ou de lSibérie traitaient les os.
En effet, lors du dépècement d'un animal, il faut bien se garder de casser même les os les plus petits et lors des repas, il faut aussi prendre garde de ne pas endommager ou perdre un seul os. Il ne faut pas qu'ils soient brisés ou jetés dans le feu.

Cela s'explique par la croyance de la "résurection par les os". Il faut donc procéder à une conservation attentive des squelettes d'animaux pour assurer leur renaissance.
cette croyance fait également partie des "rites de chasse". Si le feu vient à détruire les os, tout espoir de résurrection est perdu avec comme conséquence une disparition du gibier.. Encore aujourd'hui en Asie Mineure, on croit que les animaux ressuscitent à partir de leurs ossements.


On peut citer une légende racontant l'histoire qu'un chasseur qui avait abattu et mangé un cerf. Lorsqu'il voulut reconstituer son squelette, il l’aperçu qu'il avait perdu une côte. Il fut obligé d'en faire une en bois. Plus tard, au cours d'une nouvelle chasse, ayant tué à nouveau un cerf, il le dépeça et constata qu'une de ses côtes était en bois.


Cette croyance liée aux animaux s'applique également aux humains.

On l'observe dans une pratique particulière : l'exhumation et l'incinération de squelettes appartenant à des personnes importantes parfois décédées depuis longtemps mais que l'on désire totalement détruire.

Cette pratique est plusieurs fois attestées dans l'histoire des "Peuples Cavaliers".

En 70 avant J.-C, les sépultures des chefs xiongnu auraient été violées par certains de leurs vassaux au cours d'un soulèvement.

Mais les témoignages les plus précis datent de l'époque mongole (au XIIIème siècle).

Ainsi, lorsque la ville de Merv est prise par les Mongols, Toluy, un des fils de Gengis Khan, s'en prend au tombeau du sultan Sandjar, sultan seldjoukide de Transoxiane et du Khorasan, mort en 1157, qu'il fait vider, et, à Tus, sans doute, à celui de Hârun al-Rasïd.

A Ghaznî, ils exhument les os de Mahmûd Sebûk Tegin (le souverain le plus célèbre de l' Empire Ghaznavid) et les brûlent.

Shihab al-Din Muhammad al-Nasawi, secrétaire et biographe de Jalal ad-Din ,nous dit :

"car leurs rois avaient l'habitude de brûler les os de tout sultan enterré en quelque pays que ce fut".

Plus tard, ils font déterrer le corps d' Ala ad-Din Muhammad II, Shah de l' Empire du Khwarezm de 1200 à 1220, qui était parvenu à s'enfuir et avait trouvé refuge dans une île de la mer Caspienne avant de mourir. Ils envoient son corps au Khan pour qu'il le fasse brûler.

Il est possible que pour échapper eux-mêmes à ce danger, ce soit une des raisons que les Khans mongols avaient de se faire enterrer secrètement et de laisser inconnu le lieu de leur sépulture.
Che Khan, votre humble serviteur
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