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Les Cosaques


Peuples ayant un rapport avec les 'Peuples Cavaliers' mais qui dépassent le cadre du 'site'

Modérateurs: Alokhan, Che Khan, Hysa Yesui

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Message 09 Déc 2005, 19:17

Les Cosaques

Les Cosaques


Cela peut paraître curieux de parler, ici, des Cosaques. En effet, ceux-ci ne représentent pas réellement un peuple cavalier (ils étaient plutôt sédentaire). Mais ils héritèrent de nombreuses caractéristiques empruntées directement aux peuples cavaliers (Mongols ou Kiptchaq).

Et même si leur époque dépasse légèrement le Moyen Age, j’avais envie d’aborder malgré tout ce sujet.

Leur apparition peut être expliquée de deux façons différentes.

- La première nous l’explique en s’appuyant sur un phénomène ethnique. Les Cosaques seraient des descendants slavisés de nomades de la steppe et devenus des auxiliaires militaires.

- la deuxième penche pour un phénomène sociale . Les Cosaques étant de simples paysans fuyant le servage et qui auraient constitué dans les steppes des groupes d'aventuriers (sortes de pirates de terre ferme).

Chacune de ces deux théories contiennent une part de vérité et s'appuie sur des faits bien attestés. Certains historiens les combinent d'ailleurs en proportions variables.

Le nom même de “cosaque” fait penser au mot turc “kazakh” qui veut dire ‘fugitif’ ou “homme libre” (c’est à dire un homme qui n’est lié à aucun clan ou tribu).
On le retrouve déjà au XIVème siècle. Il désigne des groupes multinationaux de mercenaires employés, par exemple, par les colonies génoises de Crimée qui commerçaient avec les Mongols.

Le 'codex cumanicus' (1294-1340) et le 'syanaxarion sugdaia' (documents émanant des colonies italiennes de la mer Noire) donnent à "cosak" le sens de garde ou sentinelle et à "ghasak cosak" le sens de "poste de garde".

Les “Cosaques” sont mentionnés pour la première fois dans le “Codex Cumanicus”, un document dont la rédaction de la partie lexicale est estimée entre 1292 et 1295 et dont la plus ancienne copie actuellement connue date de 1303.
Par la suite, la Chronique de Nikon, une compilation de livres, chroniques et documents anciens parue au début XVIème siècle, rapporte que des bandes cosaques apparurent dans les environs de Riazan, près de Moscou dès 1443. Selon cette chronique, le grand-prince de Riazan conclut un accord avec des renégats mongols venus piller le pays. Ils s'installèrent pour l'hiver et louèrent leurs services de mercenaires pour combattre leurs anciens “frères d’armes”.
À partir du milieu du XVème siècle, des Slaves se font également “Cosaques” et les références se multiplient : entre Don et Volga à partir de 1470, et autour du Dniepr et en Ukraine actuelle vers 1490.

Pour Iaroslav Lebedynsky, ces hommes ont probablement toujours existé dans la steppe et l'on peut qualifier de proto-Cosaques, les “Chorni Klobuky”(à forte composante petchenègue), les Brodniks(mi-slaves, mi-turco-mongols), ou encore des bandes de Kiptchaq renégats.

Pour Mikhail Ramseier, il faut aussi compter sur la forte composante des slaves sous la forme des Sevrioukis, des descendants de tribus slaves venues du nord et qui se mélangèrent très tôt à ces rebelles tatars. Preuve en est que les premiers Cosaques, incontestablement Mongols au départ, se slavisèrent rapidement. C'est d'ailleurs en 1468 qu'apparaît près de Moscou le premier chef cosaque à nom slave : Ivan Rouno.

Réunis en bandes louant leurs services aux nations limitrophes de la steppe, ces premiers Cosaques se retrouvent bientôt aux côtés de Moscovites, de Lituaniens, de Polonais, intègrent des éléments des colonies italiennes de la mer Noire et même du khanat de Crimée. On les décrit alors comme étant surtout des mercenaires, des gardes-frontières, des guides de la steppe, des protecteurs de marchands ou de diplomates, mais aussi et surtout des pillards attaquant les villages et les caravanes de rencontre.
On les retrouve dès le XIVème siècle, employés, par exemple, par les colonies génoises de Crimée qui commerçaient avec les Mongols.


Au XVème siècle, l'affaiblissement de la Horde d'Or, provoque la prolifération de bandes “cosaques” vivant de brigandage ou de mercenariat.


En effet, à cette époque, les vastes steppes d’Ukraine étaient redevenue ‘sauvages’, et la souveraineté du Duché de Lituanie n’était effective que dans les villes. Les contrées sud du pays se trouvaient sous les dominations partielles des Tatars de Crimée et de l'empire Ottoman (Remarque : le mot tartare ou tatar est la manière que les Russes avaient d'appeler les Mongols).

La population soumise aux nombreuses agressions 'tatares' avait fuit les steppes de l’Ukraine centrale (Zaporizhja), pour se réfugier dans les forêts protectrices du Nord et de l’Est. Lors de leur raids, les Mongols remontaient également plus au Nord, dévastant les villes et les campagnes, emmenant avec eux une quantité de prisonniers destinée à être vendu sur le marché aux esclaves de Caffa, ou de Sarai (voir dans la rubrique sur le commerce).

Ces terres sauvages, libre de toute autorité, attirèrent bon nombre d'aventuriers, de brigands mais également, au cours du XVIème siècle, de plus en plus de paysans fuyant le servage imposé en Ukraine occidentale, par les magnats polonais. Les villes du sud du Duché (Cherkassy), confrontées au attaques incessantes des 'tatares', recrutèrent alors parmi cette population hétéroclite et formèrent une armée pour se défendre et poursuive les assaillants.

Menant eux même des raids contre les forteresses turques situées sur les bords de la Mer Noire, ces armées furent dès lors désignées par les Ottomans et les Tatares, comme Cosaque ( ou Kazackh).

Les Cosaques construisirent, pour se protéger, de petits fortins, dénommés Kich. Ces camps de fortunes, et ces campagnes d’été en Crimée, attirèrent bien vite la noblesse ukrainienne, tout d’abord fidèle au Duché Lituanien.

Et vers 1550, un prince lituano-ukrainien, Dmytro Vyshnyvytski fonda un point de ralliement pour l’ensemble de ces fortins dans l’île de Mala Khortytsja, une île au delà des rapides du fleuve Dnipro. C’est ainsi que naquit la première armée organisée des Cosaques, appelés Zaporogues (Par delà les rapides), qui sous le commandement de Vyshnyvytski, entreprit une lutte contre la Crimée plus mémorable pour l’effet qu’elle produisit que par sa durée.

Des contacts avec la Moscovie et directement avec la Lituanie ont été pris pour lutter contre le Khan de Crimée, d’autres directement avec l'empire Ottoman. Parallèlement au développement des Cosaques Zaporogues, dans les steppes de l’Ukraine Centrale, des corps de Cosaques Horodovi (des Villes) étaient organisés par les notables ou les princes des villes de Kyiv, de Cherkassy, soumis au raid régulier des Tatars.


En 1569, le Duché de Lituanie et le Royaume de Pologne se réunirent au sein d’une confédération, dominée principalement par la Pologne. Son nouveau gouvernement, quand à lui, se méfiait du développement de cette armée dont le contrôle lui échappait.

Pour enrayer ce développement, le Royaume Polono-Lituanien créa un corps de Cosaques officiels, sous la direction d’officiers polonais. Mais au début, il n’y eut que fort peu de Cosaques à s’enregistrer dans ce corps.


L’engouement était tel que le nombre de Cosaques Zaporogues, ainsi que leur puissance, croissaient assez rapidement. Lassé des tracasseries de l’administration et les répressions que le Royaume exerçait envers eux, ceux ci leur déclarèrent la guerre ouvertement en 1590. Initiative bien malheureuse, cette guerre se solda par une capitulation en 1595, qui stoppa net le développement des Cosaques durant quelques années.

L'armement utilisé par les Cosaques, ainsi que leurs tenues vestimentaires, montre la forte influence des pays voisins de l'Ukraine.

En effet, les raids des Zaporogues sur les villes de l'empire Ottoman, soutenus par la Pologne, ainsi que les nombreuses révoltes des Cosaques contre les Polonais, dont certaines soutenues par l'empire Ottoman puis la Moscovie, ont marqué le type d'arme utilisée par les Cosaques. Celle qui est la plus connue, et toujours associé au mouvement Cosaque, est le sabre dont la forme rappelle le Yatagan des Türks. Mais, paradoxalement, l'arme de prédilection des Cosaques Zaporogues et des Cosaques d'Ukraine était le Mousquet (même si avant lui, ils utilisèrent aussi l'arc).

Les armes décrites ci-dessous furent à la fois utilisées par les Cosaques Zaporogues et les Cosaques d'Ukraine.

Le sabre

Le Sabre est l'unique type d'arme blanche longue utilisée par les Cosaques. Il se caractérise par une lame recourbée ou droite, à un seul tranchant, contrairement à l'épée dont la lame est droite à deux tranchants. Cette arme est apparue pour la première fois dans les steppes eurasiennes, vers le 6ème siècle, et s'est diffusé, sous différentes formes en Europe Orientales et dans l'empire Ottoman. (son utilisation permet de frapper d'estoc et de taille) .

Plus récente, la chachka est d’origine caucasienne. Très légèrement recourbé, il a la particularité est de n’avoir pas de garde. Adoptée dans les années 1830 par les Cosaques stationnés dans le Caucase, la chachka était jugée tellement efficace qu’elle remplaçc progressivement le sabre standard de toutes les unités russes de cavalerie, hormis les hussards. La chachka fut importée en Allemagne au XIXème siècle et encore utilisée par la cavalerie soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le Khandjar

Ce poignard d'origine persane et ottomane fut également employé par les Cosaques, mais plus souvent comme armes d'apparat que comme arme de combat.
Il existe de nombreuse version de ce poignard, dont les plus long peuvent atteindre 45 cm, avec une lame, à double tranchant de courbure variable, atteignant 30 cm.

La Lance

Les Cosaques d'Ukraine utilisaient également des piques. La hampe réalisée dans un bois léger, pouvaient atteindre jusqu'à 3.50 m (Iavornytsky). (Cette longueur est à comparer au 5m des piques utilisées par les Hussards Polonais). Certaines piques possédaient la particularité d'avoir une pointe montée sur chaque extrémité. Ceux équipant les Zaporogues étaient relativement courtes (environ 2.50 m).
Le pique long était utilisé par l'infanterie pour contrer les attaques de cavalerie, et celui plus court par la cavalerie lors des attaques.
Dernière édition par Che Khan le 11 Nov 2009, 20:40, édité 5 fois au total.
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Message 26 Mai 2007, 18:00

Les Cosaques.

Les Cosaques en Ukraine


C'est durant cette domination lituano-polonaise, à partir du XVème siècle, que se formèrent les Cosaques, des paysans ukrainiens et ruthènes qui refusaient la servitude et l'assimilation aux Polonais.

Au XVIe siècle, plusieurs soulèvements cosaques eurent lieu contre la noblesse polonaise dont le plus célèbre fut mené par le chef cosaque Severyn Nalyvaïko en 1594. Et c'est en 1596 que l'Hetmanat cosaque est fondé.

L'hetman Petro Sahaïdatchnyï transfère la capitale cosaque à Kiev. En 1648, l'hetman Bohdan Khmelnytskyï se soulève contre la Pologne.
Le 16 mai, allié aux Mongols (Tatars de Crimée), il bat les Polonais à Jovti Vody et le 26 mai à Korsoun.

Ce fut le début de la guerre de libération qui ébranla les fondations et la stabilité de l'union lituano-polonaise. Les Cosaques cherchèrent alors à préserver leur indépendance et signèrent plusieurs traités dont le Traité de Zborov en 1649 puis le Traité de Pereyaslav en 1654 dans lequel la Russie assure la protection de l'État cosaque qui deviennent les vassaux du tsar de Moscou Alexis.

Mais en 1667, la Russie signa avec la Pologne le Traité d'Andruszov qui divise l'Ukraine entre les deux pays signataires (l'est du pays devint l'État autonome des Cosaques sous protectorat des tsars et l'ouest devint une province de Pologne).

Nous sommes maintenant en 1708, l'hetman Ivan Mazepa fait reconnaître l'indépendance par Charles XII de Suède mais dès 1709, le tsar Pierre Ier bat Ivan Mazeppa et les suédois à Poltava. Les Cosaques redeviennent vassaux.
Georgy Koudiyar, Commandant des 'Cavaliers Flèches' de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'.
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Message 28 Juin 2013, 18:51

Les Cosaques

Equitation cosaque, Le Djiguitovka :

L'exercice nommé "Djiguitovka" a pour but de développer l'adresse, l'agilité et l'audace du cavalier; tous les Cosaques, doivent y être exercés, dans la mesure que comportent leur constitution et leur vigueur physiques, leur habileté personnelle et le caractère et les qualités de leurs chevaux. Aussi ne peut-on poser
de règles précises pour son exécution.
Le sujet est un peu hors sujet, néanmoins, on peut supposer que certains exercices faisaient partie des techniques d’équitation des “Peuples Cavaliers”.

Les exercices les plus fréquents de la Djiguitovka sont les suivants :

1.Sauter les obstacles en tirant ou en donnant le coup de sabre;

2. Ramasser des objets à terre; le cavalier, en se penchant de côté doit éviter de brusquer le mouvement,
pour ne pas faire tomber le cheval;

3.Prendre avec lui un homme à pied, qui se met en selle ou en croupe en s'aidant de l'étrier.

4.Emporter un camarade blessé : le cavalier, seul ou aidé d’un autre, passe le blessé sur sa selle et se tient
lui-même sur la croupe, soutenant son camarade et conduisant sont cheval.

5.Sauter à terre et à cheval.

6.Arrêter son cheval et le faire coucher;

7.Mener deux ou trois chevaux et passer de l'un sur l'autre.

8.Galoper en groupe sur le même cheval (un cavalier, par exemple, est en selle, l'autre, assis sur ses
épaules, fait usage de son arme).

9.Se tenir debout sur son cheval, le dirigeant d’une main et de l’autre maniant son arme.

10.Rester en équilibre sur le cou cheval, la tète en bas et les pieds en l'air, en se tenant aux étrivières.

11.Se mettre en selle face en arrière, et se servir de ses armes dans cette posture.

12.Desseller son cheval.

13.Lancer le javelot.

Tous ces exercices se font au galop de charge.

Il est bien évident que l'on ne peut tous les exiger de tous les Cosaques; mais on doit encourager ceux-ci à déployer toutes leurs facultés dans l'exécution des mouvements que leurs forces leur permettront, et qu'ils auront choisis de leur plein gré.

Le terrain choisi doit être de niveau, et le sol ne doit être ni glissant ni dur, ni pierreux.

Il existe encore un autre genre de Djigitovka, qui n'a pour but que de faire ressortir la perfection du dressage du cheval et l'habileté du cavalier à le diriger, et se rapproche beaucoup des exercices de manège.

Source : http://cosaques-emchane.skynetblogs.be
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Message 28 Juin 2013, 18:55

Les Cosaques

Equitation cosaque, Le dressage des chevaux :


Habituer les chevaux aux coups de feu :

Comme les Cosaques font un grand usage du tir à cheval, ils attachent une grande importance à cette partie du dressage. Au début, un Cosaque à pied se place à 10 ou 15 pas en avant du cheval monté, faisant partir d'abord des amorces, puis des cartouches à charge réduite, en l'augmentant progressivement jusqu'à la charge normale. Il tire alternativement. En l’air, vers la terre, et de côté. Après chaque coup de feu, le cavalier caresse et encourage son cheval, le porte en avant vers le Cosaque à pied, qui le caresse aussi et lui laisse prendre de l'avoine dans une musette, en lui montrant et lui faisant flairer son arme. Lorsque le cheval est bien habitué à cet exercice, on fait tirer le cavalier en suivant la même progression.

Habituer les chevaux à se coucher :

Avant la distribution de l'avoine, le cavalier bridonne son cheval, se place à sa gauche et tient la rêne droite très courte de la main droite par-dessus le dos du cheval; de la main gauche il lève le pied antérieur gauche du cheval, puis tire sur la rêne droite, en prononçant le commandement: "Couché !" Dès que le cheval est couché, il faut le caresser et lui passer la musette-mangeoire remplie d'avoine; s'il reste couché, on le débride.

Si le cheval se relève avant d’avoir mangé l’avoine, on lui ôte immédiatement la musette et on le fait coucher de nouveau.

Habituer les chevaux à rester en place :

Pour habituer les chevaux à rester en place, chaque cavalier met pied à terre pendant la leçon d'équitation, fait le tour de son cheval en le caressant; peu à peu il s'en éloigne. Si le cheval bouge, il saisit les rênes sans précipitation, le ramène à sa place et le caresse jusqu'à ce qu'il, reste tranquille. Au de ce dressage, le cavalier s'éloigne de plus en plus.

Apprendre aux chevaux à nager :

On commence par habituer les chevaux à l'eau, en leur faisant traverser, montés, des gués de 0,90 à 1,25 m. de profondeur, en choisissant, autant que possible, un fond dur, mais non pierreux. On ne les exerce que lorsque le temps le permet, et, de préférence, les jours chauds et sans vent.

Au début, on choisira une rivière de faible largeur et de courant moyen; les deux rives doivent, sur une certaine étendue, être solides et en pente douce, afin que les chevaux puissent facilement sortir de l'eau, même s'ils sont entraînés par le courant, qui est pour eux le plus grand obstacle. La profondeur doit être suffisante pour qu'ils ne puissent atteindre le fond avec les pieds de derrière; autrement, ils prendraient l'habitude de le chercher, et en eau profonde, ne trouvant point d'appui, enfonceraient vite et s'effraieraient.

Pour faire nager le cheval, on attache une corde au licol ou aux anneaux du mors, les rênes sont nouées sur le cou, assez courtes pour que ses pieds de devant ne s'y embarrassent pas, mais qu'il puisse allonger l'encolure. L'extrémité libre de la corde est tenue par l'instructeur, qui est en bateau. Le bateau se tient toujours plus haut que le cheval dans le courant, et à deux longueurs en avant de lui. La corde doit être laissée assez longue pour que le mouve­ment des rames n'effraie pas le cheval, et assez courte pour qu'on puisse en lâcher, lorsque le besoin s'en fait sentir.

On fait entrer le cheval dans l'eau. Dès qu'il perd pied et qu'il entre dans le courant, il cherche ordinairement à revenir sur la rive. Les hommes qui sont dans le bateau s'opposent à ce mouve­ment, en faisant force de rames; le cheval se trouve obligé d'a­vancer. Dès qu'il a pris la bonne direction, on lui lâche un peu la corde, qui ne doit jamais être tendue; le bateau règle sa vitesse sur celle du cheval.

Sur la rive opposée on aura placé des hommes pour recevoir les chevaux qui ont traversé. Lorsque ceux-ci sont en nombre, et qu'on veut les ramener sur la rive de départ, on fait passer à la corde celui qui nage le plus mai, et chasse les autres dans l’eau. D'ordinaire, ils passent sans difficulté derrière celui qui, est à la corde.

Après plusieurs exercices de ce genre, les chevaux sont exercés à nager avec leurs cavaliers, ; ils ne sont pas sellés, et les cavaliers sont nus ou en caleçons.

Dès que le cheval perd pied, le cavalier penche le corps, en avant, en allongeant les bras, et rapproche les jambes au-dessus du cheval; il saisit d'une main la crinière au-dessus du garrot, et de l'autre il dirige le cheval avec les rênes; il nage au-dessus ou à côté du cheval, du côté du courant; beaucoup de bons nageurs préfèrent nager toujours à gauche. Dès que le cheval reprend pied le cavalier remonte.

Lorsque le cheval nage, il faut lui rendre complètement les rênes et ne pas le gêner dans le choix de la direction, qu'il prend naturellement oblique au courant.

On recommande aussi le procédé suivant: le cavalier saisit la crinière de la main qui tient les rênes, et appuie le bras sur le dos du cheval, plus bas que le garrot, ou sur le milieu de la selle. Il se tient serré contre le cheval et nage de la main restée libre. Son poids dans l'eau est insignifiant; il peut donc s'appuyer sur le cheval sans le charger, à la condition de conserver son calme et son sang-froid, et de ne point le gêner par des mouvements invo­lontaires. Le cavalier dirige son cheval en agissant sur les rênes avec la main libre. La sangle du milieu et la sangle postérieure (le harnachement des cosaques comporte 3 sangles) doivent être desserrées suffisamment pour que le cheval ait la respiration libre, mais ne doivent pas ballotter, pour éviter que ses pieds de derrière ne s'y embarrassent.

Si le cavalier se tient au garrot, il est obligé de faire de grands efforts pour maintenir la tête hors de l'eau, et ne peut pas diriger le cheval, ni, par suite, s'opposer à ses tentatives pour retourner en arrière.


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Message 28 Juin 2013, 18:59

Les Cosaques

Equitation cosaque, la Lava :

La "Lava" est la formation militaire habituelle que la cavalerie cosaque utilise au combat.

c'est une ligne incurvée à l'intérieur et, de préférence, assez longue pour s'étendre au-delà des flancs de l'ennemi.
Trois lignes chargeaient successivement, les cavaliers se détournaient vite des points forts du front ennemi pour s'infiltrer par les points faibles comme de l'eau s'écoulant d'une citerne percée.
Les Cosaques se rendirent célèbres pour leurs embuscades, pour l'impétuosité bruyante de leurs assauts sur les flancs ou l'arrière de l'adversaire, pour leur maîtrise dans les pratiques les plus perfides de l'art de la guerre.
Si, dans l'ensemble, ils préféraient l'attaque fougueuse à une défense passive, ils étaient néanmoins capables le cas échéant de faire montre d'une patience suffisante pour soutenir un siège prolongé.

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