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Johann Schiltberger, Aventurier Bavarois (1381-1440?)

MessagePublié: 08 Août 2007, 16:21
par Khatchi Qan
Johann Schiltberger (1381-1440?)

À quinze ans, Johann Schiltberger fait partie de ‘la suite’ de Lienhart Richartinger comme écuyer. Ce jeune bavarois participe la bataille de Nicopolis(22 septembre 1396 ) qui oppose les chevaliers chrétiens aux Türks du Sultan Bayezid I . Il est blessé mais contrairement à la plupart des autres soldats qui seront exécutés, Schiltberger est fait prisonnier.
Il guéri et le Sultan le prend à son service comme 'coureur' dans le corps des Janissaires(1396-1402). Il semble avoir accompagné les troupes ottomanes en Asie mineur mineur en Egypte.

Losque Bayezid est battu à la bataille d’angora(le 28 juillet 1402), Schiltberger passe au service du vainqueur, le conquérant Tamerlan. Il suit son nouveau ‘maître’ à Samarkande, et peut-être également en Arménie et en Géorgie. Après la mort de Tamerlan (le 17 février
1405) l’aventurier allemand se met au service de Shah Rukh, le plus capable des fils de Tamerlan.

Quelques temps après on retrouve Schiltberger accompagnant Chekre, un prince mongol vivant dans l' Ordoo d'Abu Bekr, en Sibérie (dont Schiltberger nous donne une des premières décriptions ).
Il suit probablement Abu Bekr lorsque celui-ci attaque les Bulgares de la Volga.

Il visite Sarai, la vieille capital du Khanat de la ‘Horde d’Or’, puis Tana et Caffa qui est toujours un centre marchand important pour les négociants vénitiens et génois.
Retrouvant, dans cette ville, des ressortisants européens, il décide de s’évader. Sa tentative réussi et il rejoint Constantinople ou il reste caché pendant un certain temps.
Lorsqu’il juge que l’on ne le recherche plus, il entame le voyage de retour vers sa patrie bavaroise (1427). Il passe par Kilia, Akerman, Lemberg, Kraków, Breslau et Meissen.
Après son retour, il est fait chamberlan du duc Albert III.
Il décide de raconter ses aventures et les mets par écrit.
On suppose qu'il est mort vers 1440.

Philippe Frey docteur en ethnologie, aventurier et écrivain a découvert en Allemagne ce manuscrit original de quatre-vingt-seize pages, jamais traduit en français. Il s'en est inspiré pour rédiger un roman d'aventures, “Le Dernier Tartare” aux Editions Mazarine