Message 22 Déc 2007, 17:59

Bo’ortchu, compagnon de Gengis Khan ( 1155 - ? )

Bo’ortchu ( 1155 - ? )


Bo’ortchu fait partie de la tribu mongole des Aroulate. c'est l'un des grands généraux de Gengis Khan et un de ses “Quatre Chiens Féroces” avec Djelme, Djébé et Subotaï.

C’est aussi, le premier compagnon de Temüdjin et c'est symboliquement que je lui donne, comme année de naissance, la même que Temüdjin.

On ne sait si l’histoire de leur rencontre fait partie du mythe ou si c'est une réalité historique mais elle représente si bien la vie dans la steppe que je vous la présente ci-après.

Après s’être délivré de sa captivité chez les Tayidji’ut, Temüdjin rejoint sa famille. Il la retrouve sur les abords de la rivière Kimurqa (un affluent de l’Onon) puis décide d’aller s’installer dans les contrefort du mont Burqan Qaldun.

Si ils étaient relativement à l’abris des Tayidji’ut, ils ne l’étaient pas face à des pillards isolés (que l’on rencontraient malheureusement trop souvent dans la steppe).

Un jour, pendant que Belgüteï était à la chasse, une bande de pillards repère le troupeau de Temüdjin, huit hongres et les enlève.

Lorsque Belgüteï revient de la chasse avec le dernier cheval de la famille, Temüdjin décide de partir à la poursuite des voleurs.

Au quatrième matin de la poursuite, Temüdjin rencontre sur sa route un jeune garçon de son âge. celui-ci garde paisiblement un vaste troupeau de chevaux. Temüdjin ne reconnaît pas les siens et demande au jeune homme si celui-ci a vu les hommes qu’il poursuivait.

Le garçon lui répond qu’ils sont passés quelques heures plus tôt, puis lui propose une monture fraîche et lui dit :

- Tu es venu à moi avec de grand soucis. Les soucis d’un homme sont souvent les mêmes.
Je serai ton ami dans l’épreuve. Mon père se nomme Naqu-Bayan et moi je suis son fils unique, Bo’ortchu.


C’est donc avec un compagnon que Temüdjin reprend la poursuite. Ils leur faut galoper encore trois jours avant d’arriver enfin au campement des pillards.

Les deux garçons attendent la nuit pour libérer les chevaux le plus discrètement possible.

Trois jours après, ils sont de retour au campement de Bo’ortchu. Le père de ce dernier n’est pas content, mais dès qu’il connaît l’aventure de son fils, il lui pardonne, fier de lui.

Temüdjin propose de le dédommager pour son aide en lui offrant la moitié des chevaux récupérés.

Bo’ortchu refuse net en lui expliquant :

- A présent, je me dis ton ami , un service n’en serait pas un si on le faisait payer.


Ainsi, Temüdjin rejoint les siens en ayant récupéré tous ses chevaux accompagné d’un nouvel ami, qui lui restera fidèle jusqu’au bout.

Bo’ortchu sera de toutes les aventures.

Vers 1184, lorque Borte est enlevée par les Merkit, c'est lui, accompagné de Belguteï et de Djelme, qui est envoyé en éclaireur pour vérifier que Borte est toujours captive (et vivante).

En 1203, en compagnie de Temüdjin, il combat les Kereyit de Toghril khan. Pendant la bataille, son cheval est tué. Il réussi à échapper à la mort et rejoint le campement mongol tard dans la nuit alors que tous le croit perdu.

Lorsque Temüdjin devient Gengis Khan, il nomme Bo’ortchu commandant d'un Migham ( mille hommes).

Bo’ortchu est présent pendant la première campagne de Chine, en 1211, puis pendant la deuxième campagne de Chine, en 1215.
Il suit Gengis Khan lorsque celui-ci se tourne contre le Kwarezm (1219).

D'un caractère pondéré, il restera un conseiller adroit et avisé pour Gengis Khan n'hésitant pas à le modérer dans certaines situations difficiles

A la mort de Gengis Khan (1227), Bo’ortchu est toujours vivant. Nous ne connaissons plus grand chose de ce qu'il advient et la date de sa mort nous est inconnue.
Che Khan, votre humble serviteur
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