Message 07 Avr 2013, 11:30

La Symbolique des Nombres

La Symbolique des Nombres


- La Symbolique des Nombres / Introduction :


Depuis des temps reculés et dans de nombreuses civilisations, les chiffres (ou les nombres) ont une
signification particulière.

On leur conféraient des pouvoirs magiques et on les considéraient comme des vecteurs de prédiction de
l’avenir. Cette technique, la numérologie, est encore utilisée de nos jours.

Les “Peuples Cavaliers” n’ont pas échappés à ce type de croyance.

- La Symbolique des Nombres chez les Peuples cavaliers :


- Le Chiffre 9 :

Dans les cultures “turco-mongoles” médiévales, le chiffre 9 était un chiffre faste.

Ce chiffre joue un rôle important dans la mythologie et les rites chamaniques des peuples “turco-mongols”.

le “Tengri” est divisé en neuf couches et associe souvent la croyance aux 9 fils ou serviteurs de Dieu qui correspondraient à neuf étoiles adorées par les Mongols.

Les Tchouvaches de la Volga, qui classent leurs dieux par groupes de 9, observant des rites sacrificiels, comprenant souvent 9 sacrificateurs, 9 victimes, 9 coupes.

Les Yakoutes placent également 9 coupes sur leurs autels de sacrifice.

Le Tugh de Gengis Khan possédait 9 queues de Yak.

Toujours concernant Gengis Khan, lorsqu’il doit prendre des décisions importantes (comme partir en guerre, par exemple) monte sur un endroit élevé, met sa ceinture autour de son cou, retire son bonnet et s‘agenouille 9 fois en priant le ‘Tengri’. Dans “l’Histoire Secrète”, il est spécifié que Gengis khan le fait plusieurs fois, à diverses occasions. Cette pratique semble répandue chez les Mongols.

Remarque : dans la rubrique “Contes et Légendes”, nous trouvons quelques contes qui utilisent le chiffre 9

- La Légende de Khori Thumed (conte mongol).


- Le Chiffre 7 :

Pas besoin de préciser que le chiffre 7 a une très forte connotation magico-religieuse dans de nombreuses civilisations.

Il est également présent chez les “Peuples Cavaliers”.

Les Tatars de l'Altaï vantent les sanctuaires de leur pays natal sous une seule dénomination : “Mon pays aux Sept Portes et mes eaux”.

Remarque : dans la rubrique “Contes et Légendes”, nous trouvons quelques contes qui utilisent le chiffre 7

- Erkhii Mergen et les 7 Soleils (conte mongol).
- La Légende de Dalataï le rusé et ses 6 frères (conte mongol).


- le Nombre 17 :

L'emploi du nombre 17 est lié au chiffre 7.

Il paraît bien ancré dès le seuil de la préhistoire. Les inscriptions paléo-turques de Mongolie nous apprennent qu'au moment des obsèques, les assistants sont obligés de faire ablation de leur chevelure. Ils ne nous disent pas la raison, mais nous pouvons découvrir assez facilement que les cheveux ainsi coupés doivent être ensevelis dans la tombe. Il semble que ce soit là un héritage des Xiongnu. Or, dans la tombe Xiongnu de Noin Ula, on a retrouvé 17 tresses enroulées dans de la soie.

Une variante assez obscure de la légende d'origine des Tüks Tujue, que les Chinois disent issus et héritiers des Xiongnu, prétend que le fondateur de leur nation avait 17 frères dont l'un était venu au monde d'une louve.

Dans les inscriptions de l'Orkhon (les stèles funéraires de Kôl Tegin et de Bilgâ Qaghan), 17 semble s'insérer dans une série de nombres comprenant 7, 17, 27, 47.


“Terish Qaghan, à cause de sa sagesse, à cause de sa bravoure, croisa 17 fois la lance contre les Chinois”.

“Kôl Tegin s'envola (mourut) le 17e jour de l'année du mouton”.

“Mon père, le Qaghan, sortit avec 17 hommes”.


Quant à Bilga Qaghan, il prend soin de mentionner qu'il fit sa première expédition, contre les Tangout (peuple tibétain), alors qu'il était dans sa dix-septième année.
De plus, le nombre 17 ( ou 7) n'est pas inconnu dans d'autres circonstances de sa vie. Ainsi, au cours d'une expédition, ayant traversé le désert en 7 jours et 7 nuits, il vainquit 17 000 cavaliers chinois.


- Le Nombre 40 :

Chez les Türks Oghuz, un texte anonyme conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris, assez tardif et qui ne semble absolument pas influencé par l'islam, fait un grand emploi du nombre 40 :

« Après quarante jours, il (Oghuz Khan) grandit, il marcha »

« A bout de quarante jours, il arriva au pied de la montagne Muz Tag »

« il fit dresser un arbre de quarante brasses ».

« Ils banquetèrent et burent pendant quarante jours et quarante nuits et trouvèrent la joie ».


Le “Récit Epique” d’Oghuz Khan peut avoir été influencés sur ce point par les traditions mongoles. Quelques indices permettent de penser en effet que le nombre 40 avait également une valeur symbolique chez les Mongols.

Par exemple, Rachid al Din parle de 40 jolies filles qui sont parées pour être ensevelies avec le prince mongol décédé.

Remarque : dans la rubrique “Contes et Légendes”, nous trouvons quelques contes qui utilisent le nombre 40

- La légende des “40 sources” (conte türk).
Qüyildar, Chaman de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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