Message 15 Mars 2013, 15:37

La Symbolique du Chien

La Symbolique du Chien

Le chien n’est, certainement, pas aussi vénéré que le loup, le cerf ou l’aigle.

Chez les "Tuva", le chien à une symbolique de "psychopompe". Lorsque qu'un homme meut, on coupe la queue de son chien que l'on place dans sa tombe afin que celui-ci ai un chien fidèle dans "l'autre monde". Selon la tradition, le chien efface avec sa queue, le chemin qui va vers l'au delà. De cette manière, le défunt ne peut plus retrouver sa route pour faire marche arrière et qu'il ne reviendra pas vers ses proches pour les emmener avec lui.

Chez les Kirghiz et les Kazakh, le chien, lié à la mort est un animal funeste.

Néanmoins, c’est aussi un “animal totem” qui a une place relativement importante chez les “Peuples Cavaliers”.

- Chez les Türks :

On le retrouve dans un des 12 mois que comportait le calendrier turc (composé de 12 noms d’animaux).

Dans les inscriptions d’Orkhun (720 de notre ère) Bilge Khan, le khan des Göktürk dans un message adressé à son peuple écrit :

“J’ai donné de la nourriture à ceux qui avaient faim, j’ai donné de quoi s’habiller à ceux qui en avaient besoin, j’ai donné de l’herbe aux chevaux et de la viande aux chiens”.

Cette phrase souligne l’importance de la place du chien (comme du cheval) chez les nomades Türks.

Une des tribus kiptchaq portait le nom “Itoglu” (fils de chien).

Certaines tombes de guerriers kiptchaq comportent des squelettes de chevaux et de chiens.

Lorsque Koten Khan, khan des Kiptchaqs (qui a fuit les Mongols et s’est réfugié en Hongrie) marie sa fille au fils de Bela IV, Roi de Hongrie, il prête serment qu’il défendra la Hongrie contre ses ennemis.
Comme le veut leur coutume, ce serment est fait, avec dix autre chef kiptchaq, sur un chien coupé en deux par un sabre.

Chez les Oghouz, le chien représentait la confiance, la force et la loyauté.

- Chez les Mongols :

Confiance, loyauté, des qualités qui sont très certainement reconnues également chez les Mongols. En effet, Temudjin, qui n’était pas encore Gengis Khan, a pu compter sur des compagnons de la ‘première heure’ pour l’aider à monter sur la première marche du pouvoir.

A la guerre, il les désigne comme ses "Quatre Chiens".

Bo ortchu: Il est le plus ancien compagnon de Temudjin. C’est lui qui l’aide à récupérer ses chevaux volé par les Tayidji’ut pendant la période ou il n’est plus qu’un fugitif.

Djébé : De la tribu des Tayidji’ut

Djelmé : De la tribu des Urianqat, il est le frère de Subotaï. C’est aussi le deuxième compagnon de Temudjin. Il lui sauvera la vie, au péril de la sienne, pendant un combat contre les Tayidji’ut

Subotaï : De la tribu des Urianqat


On trouve également la présence du chien dans la légende d’Alan-Qo’a, une légende très importante dans la mythologie des Mongols puisqu’elle explique les origines de ceux-ci.

Alan-Qo’a (Alan la Belle) était l’épouse de Dobun-Mergen.

Le couple eurent deux enfants, l’ainé fut nommé Bügünüteï et le cadet Belgünütei. On dit que Bügünüteï fut l’ancêtre du clan Bügünüt et Belgünütei fut l’ancêtre du clan Belgünüt.

Malheureusement, peu après, Dobun-Mergen fut tué au cours d’une chasse, laissant seuls, son épouse et ses deux fils;

Alors que Alan-Qo’a s’occupait de ses deux enfants et qu’elle restait chaste, elle donna la vie à trois autre enfants.
Tous le monde était préoccupé par ce miracle et désirait connaître le secret de ce mystère.

Alors, Alan-Qo’a leur expliqua :

Avant chaque naissance, j'ai vu un rayon de soleil entrer par l’ouverture du Tonoo. Ce rayon lumineux me frôlait ma douce peau blanche et me réchauffait le cœur comme du
temps ou mon mari était vivant. ensuite, ce "rayon jaune" (ou homme jaune) frottait mon ventre et son éclat lumineux s'enfonçait en lui. Quand il part, il rampait, comme un chien jaune, dans les rais du soleil et de la lune. Pour celui qui comprend cela, mes trois fils doivent être les fils du ciel.


C’est ainsi que naquirent :

- Buqu-Qadaji, ancêtre de la tribu des Qadagin,
- Buqatu-Salji, ancêtre de la tribu des Saldji'ut
- Bodontchar-Mungqaq, ancêtre de la tribu des Bordjigin (qui est la tribu de Gengis Khan).

- Dans la “Horde Nogaï” :

Le terme nogaï (en mongol noxoï ) pourrait se traduire par “chien”. Le peuple Nogaï, qui tire son nom de Nogaï, un arrière-petit-fils de Gengis Khan, sont les descendants des Kipchaqs qui se mélangèrent aux Mongols et qui formèrent une des composantes de la "Horde d'Or".
Qüyildar, Chaman de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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