Message 28 Juin 2013, 15:29

Compétitions modernes de Tir à l’arc à Cheval

Compétitions modernes de Tir à l’arc à Cheval

- Introduction :

A l'heure actuelle, l'archerie montée se développe sous un aspect sportif en fonction de son implantation géographique.
Comme dans de nombreux sports, plusieurs organisations, venant d’horizons différents, génèrent des disciplines spécifiques à leur pratique.

Il existe plusieurs types de compétitions ayant chacun leur règlement.

Je vous propose d’en décrire quelques unes :


- Discipline Hongroise :

Le cavalier galope sur une piste de 90m de longueur.
Il doit tirer le maximum de flèches dans des cibles de 90 Cm de diamètre et se trouvant à 9 mètres du milieu de la piste.

La cible est composée de trois panneaux :

le premier pour le tir de face.
le second pour le tir de côté
le dernier pour le tir de dos.

La piste est divisée en trois zones de 30m délimitées par des poteaux.
Dans la première zone le cavalier devra tirer autant de flèches que possible dans la cible de face, dans la deuxième de côté et dans la dernière de dos.

La piste devra être parcourue au galop et dans un temps limité à 16 secondes.
Chaque seconde en moins rapportera un point en plus à l'archer.

La distance entre l’archer et la cible étant plus grande pour les tirs de face et de dos et leur réalisations étant plus compliquée, ils bénéficient de points plus élevés.

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L'épreuve se déroule en 6 à 9 galops (passages).
Les flèches peuvent être tenues dans la main d’arc ou positionnées dans un carquois.

- Discipline Polonaise :

Le cavaliers doit galoper sur un parcours de 300m et tirer un maximum de flèches possible dans des cibles de 90 Cm de diamètre qui sont disposées tout au long de ce parcours.

Les cibles peuvent avoir été disposée de face, de dos, de côté, au sol ou même de l'autre côté de la piste disposées à une distance maximum de 10 m.
Un temps limite est établi le jour de la compétition en fonction du terrain.

- Discipline Coréenne :

La discipline se divise en trois tirs qui devront chacun être répétés deux fois :

Tir Simple : 1 ligne droite et une cible latérale à 5 m
Tir Double : 1 cible de face et une cible de dos
Tir Multiple : 5 cibles latérales séparées de 25-30 m. Le cavalier doit tirer dans chacune d'entre elle

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La limite de temps est de 20 secondes.
Il n’y pas de bonus au temps mais élimination si au dessus des 20 secondes.

Les flèches ne peuvent pas être tenues en main. Elles doivent être saisies au carquois.

- Discipline Turque :

Il s’agit du Kabaq, déjà pratiqué à l’époque médiévale.

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Actuellement, l’épreuve se déroule en deux temps.

Le cavalier doit tirer dans deux cibles :

- L'une est placé à terre le long de la piste. Si cette cible est touchée, cela vaut 5 points. Si elle est touchée en utilisant le “ Jarmaki”(la corde tendue derrière la tête ), la flèche vaut 8 points.

- La deuxième est fixée en haut d'un mât d'une hauteur de 7 m. L'archer devra tirer sur celle-ci quand il sera dans une zone de 5m de diamètre autour du mat.

- Discipline du Mogu :

Sur un terrain de +/- 100 m.

Un cavalier tire un ballon (le Mogu) qui sert de cible derrière son cheval.

Une équipe de deux cavaliers se lance à sa poursuite et tire un maximum de flèches dans la cible.

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Pour des raisons de sécurité, les flèches sont de type "blunt" (les pointes sont en caoutchouc).


- Disciplines Japonaises :

Le Yoseikan Bajutsu :

Le Yoseikan Bajutsu est directement inspiré des méthodes de combat des samouraïs.
Basé sur les anciennes pratiques de guerre féodales japonaises, il regroupe un ensemble de techniques variées tel que le tir à l'arc à cheval, le lancer de javelot, les combats au sabre,
au poignard et au bâton, le travail des chutes, les techniques de monte, le dressage, la voltige, le travail à main nues, le saut d'obstacles, les esquives.

Le yabusame :

Le yabusame était décrit comme un moyen de contenter et d'entretenir la myriade de Dieux qui veillent sur le Japon, encourageant ainsi leurs bénédictions pour la prospérité des terres, des gens et des récoltes.
Cette pratique est vue plus comme un rituel qu'un véritable sport à cause de son côté solennel et de son aspect religieux, il est souvent pratiqué lors de cérémonies spéciales ou d'évènements officiels.

Un archer de yabusame descend une piste de 255 mètres de long à grande vitesse. L'archer contrôle son cheval principalement avec ses genoux, puisqu'il a besoin de ses deux mains pour bander l'arc et tirer.

Comme il approche de la cible, il monte son arc et place la flèche devant son oreille avant de la laisser partir au cri de « In-yo-in-yo » (« obscurité et lumière »).
La flèche est épointée et en forme de cercle afin de faire un bruit plus fort lorsqu'elle frappe la cible.

Les archers expérimentés sont autorisés à utiliser des flèches avec une pointe en V. Si la cible est touchée, elle vole en éclat comme des confettis et tombe au sol. Toucher les trois cibles est considéré comme une admirable réussite. Le placement des cibles de yabusame et les cibles elles-mêmes représentent de façon rituelle la cible optimal pour un coup fatal sur un opposant portant l'armure complète traditionnelle des samouraïs (O-Yoroi) qui ne laisse à nu que l'espace au-dessous de la visière du casque.


Être sélectionné comme archer de yabusame est un grand honneur. Par le passé, ils étaient choisis uniquement parmi les meilleurs guerriers. L'archer qui faisait la meilleure performance recevait un vêtement blanc, représentant la faveur divine.

Cette pratique ce fait toujours en tenue traditionnelle de samouraï.
Che Khan, votre humble serviteur
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