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La culture d'Andronovo

MessagePublié: 16 Déc 2009, 13:50
par Che Khan
La culture d'Andronovo

Dans la ligne du temps, cette culture se situe juste avant le développement des cultures cavalières et nomades des steppes d’Europe orientale et d’Asie centrale et comporte déjà des caractéristique que l’on
retrouvera par après.

La culture dite “d'Andronovo” s'étend sur un large territoire de la Sibérie méridionale. Ce territoire englobe le bassin de l' Amou-Daria au sud, et les chaînes de l'Altaï et de l'Oural, d'est en ouest entre .
Le site du même nom est situé sur le fleuve Ienisseï, en Russie.

On décrit trois périodes différentes :

- la phase ancienne ( du XVIIème au XVIème siècle av J-C).
- la phase développée (du XVème au XIVème siècle av J-C.)
- la phase récente (du XIIIème au IXème siècle av J-C.)

Les hommes de cette culture pratiquaient l'agriculture céréalière (blé et orge) et un élevage sédentaire, qui devint transhumant dans la phase récente.

Le cheval était déjà très répandu, et les ‘Androvoviens’ étaient des spécialistes dans son élevage.

Ceux-ci l’utilisaient notamment pour tracter des chars à deux roues dont on a retrouvé des exemples dans des nécropoles (ils constituent les plus anciens exemplaires de chars retrouvés).

La métallurgie était également très développée et pratiquaient beaucoup la métallurgie du bronze .

Les ‘Andronoviens’ habitaient un territoire riche en minerais divers, qu'ils exportaient, notamment chez les populations proto-urbaines de Turkménie (culture de Namazga) et de Bactriane (Complexe archéologique bactro-margien).

La poterie était assez élaborée aux XVème et XIIIème s.iècle av J-C. On découvre deux styles différents provenant de deux centres artisanaux, Alakul et Fedorovo.

Aux phases anciennes, l'habitat était constitué de petits villages fortifiés. Avec le temps, ces fortifications disparurent, l'habitat s'organisa, et les villages deviennent circulaires. Les pasteurs de cette culture furent
les premiers à employer la yourte.

Les ‘Andronoviens’ sont surtout connue par leurs sépultures.

Les morts étaient enterrés dans des nécropoles composées de kurganes, dont la taille varie selon l'importance du mort (jusqu'à 60 m de diamètre pour les plus massifs).

La société semblait être divisée en plusieurs classes et était dominée par des guerriers-conducteurs de chars.

Les pratiques religieuses nous sont connues grace aux archéologues.

On pratiquait beaucoup de sacrifices, au cours de rituels dont l'archéologie a retrouvé la trace. Le feu et l'eau semblent aussi avoir été l'objet d'un culte important. Des sanctuaires ‘andronoviens’ont été retrouvés, notamment à Saimaly-Tach et Tamgaly. Ils sont situés dans des régions montagneuses.

De nombreux pétroglyphes ont été gravés sur la roche. Ils représentent des scènes de guerre, de chasse, mais aussi des rituels. On y a retrouvé les traces d'un culte du soleil, représenté par anthropomorphisme. Il
a été identifié à Mithra, le dieu-soleil des indo-iraniens, et qui restera particulièrement important pour les ‘Peuples des Steppes’.

La culture d'Andronovo est très probablement indo-européenne. Il est également probable qu'on y trouve les ancêtres des Tokhariens (ou des Cimmériens).