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L' Akal-Téké (cheval du Turkménistan).

MessagePublié: 31 Déc 2006, 15:42
par Alika
L' Akal-Téké


C’est le Turkménistan qui est le berceau de la race Akhal-Téké. Ce cheval, né entre la Caspienne et les montagnes de l’Afghanistan et de l’Iran, vit dans les steppes sans fin qui s’étendent jusqu’aux confins de l’Asie.

A l'origine donc, l’Akhal Téké est un cheval des steppes arides du désert du Karakoum. Il y vivra en semi-liberté jusqu’à l’arrivée des Russes sur le territoire turkmène.

C’est dans ces régions que l’on trouve les plus anciennes traces de domestication du cheval.

En effet, des archéologues découvrent au printemps 2000, dans la nécropole de Gonur-depe (dans la région de Mari), datant du IIIe et IIe millénaire avant J.C., le squelette d’un poulain d’un an sacrifié près des tombes d’hommes. Ailleurs, dans le sud du Turkménistan, d’autres fouilles révèlent une domestication sans doute antérieure.

Les “Peuples Cavaliers” indo-iraniens et turcomans, semblent avoir très tôt pris conscience de l’utilité de sélectionner les chevaux en fonction de leurs qualités physiques et de leurs aptitudes, en particulier la vitesse et l’endurance.

Grâce à ce travail, les chevaux turkmènes (comme les chevaux turcs) sont relativement grands pour des races anciennes et présentent bien des ressemblances avec le Pur-Sang Anglais (contrairement au poney mongol)

Deux tribus semblent avoir fait preuve de réelles qualités d’éleveurs : les Tékés qui peuplent l’oasis de l’Akhal, située autour d’Ashgabat (la ville de l’amour), et les Yomud, situés plus au nord.

Lorsque les Russes ont conquis ces territoires d’Asie Centrale, ils ont baptisé les chevaux 'Turkmènes' du nom de ces deux principaux foyers d’élevage.

Le cheval yomud, correspondant plutôt à un cheval de berger, assez court et petit, quoique fin, tandis que le cheval akhal-téké, correspondant plutôt au cheval de guerre des combattants des steppes qui partagent avec les guerriers arabes la technique de l’assaut rapide, suivi d’un repli tout aussi rapide, à partir duquel ils affaiblissaient l’ennemi grâce aux archers montés.

Le cheval de ces guerriers devait donc posséder deux qualités : l’endurance (car il pouvait venir de loin) et une bonne pointe de vitesse (pour l’assaut).

Les nomades appréciaient en lui l’amplitude des foulées qui le rendait à la fois résistant, rapide et confortable. Ils ont ainsi produit une race de grande taille comparée aux autres races anciennes, élégant et vif, à cause des techniques de combat qui étaient les leurs (raids éclairs et attaques-surprises).

Les conquérants du monde entier, Grecs, Arabes ou Chinois ont importé ces chevaux pour améliorer les races locales.

Caractéristiques :

- Hauteur au garrot : 160 cm
- Robes : Alezan, bai, gris, isabelle (souvent reflets dorés et éventuelles marques blanches)
- Caractère : Vif et courageux, parfois têtu et rebelle
- Aptitudes : Selle
- Qualités : Rapidité, fond, bon sauteur

Morphologie :

- Tête: Légère, bout du nez fuselé, profil rectiligne, front large, oreilles longues, œil vif et
expressif, naseaux larges, bonne attache
- Encolure : longue et bien conformée
- Tronc : Garrot bien sorti et sec, ligne dorso-lombaire longue (parfois un peu ensellée)
croupe oblique
- Épaule : Inclinée et longue, bien musclée
- Thorax : Peu développé mais harmonieux
- Ventre : Rentré
-Membres : Longs et résistants, très élancés, bien musclés, articulations larges et sèches,
tendons bien détachés et secs, paturons longs, bon pied
- Peau : Fine, recouverte de poils fins, courts et soyeux, crins très fins clairsemés et court