Message 30 Juin 2006, 21:16

La Lutte Turque

La Lutte Turque

Très proche de la lutte mongole (mais pourrait on s’en étonner ?) je vous présente dans cette article la lutte traditionnelle turque.

Les tournois ont généralement lieu chaque année dans la ville d'Édirne.

A tour de rôle, conteurs, danseurs, lutteurs et musiciens célèbrent avec passion le sport le plus populaire de Turquie: la lutte à l'huile.

Ici aussi, les lutteurs combattent torse nu. Il porte uniquement une culotte en peau de vache huilée et serrée sous les genoux.

Avant le combat, les lutteurs, moulés dans un short long traditionnel en cuir épais, se lancent dans une danse ancestrale, le "Peshrev", ode à la fraternité.

Pour remporter le combat, ils doivent renverser leur adversaire en passant la main sous la ceinture de celui-ci, puis ils doivent le maintenir tête en bas et jambes en l'air, à la verticale, pendant quelques secondes. Si un des combattants déchire sa culotte, il est éliminé.

Les combats se déroulent également sur la terre sèche ou sur l'herbe et adresse et équilibre sont bien plus primordiales que la force pour remporter le défi.

Les lutteurs ou "Pehlivans" sont tout d'abord les acteurs d'une tragédie légendaire et exaltent avec passion les forces ancestrales.

Les lutteur sont régulièrement aspergés d'huile d'olives par le "Yagci" ou huileur qui se tient à deux pas des héros.

Le maître de cérémonie, le "Cazgir" qui joue le rôle de l'arbitre, commente les prises tel un conteur pour enflammer le public et encourager ses "Pehlivans".

Le mot de "Pehlivan” vient du perse. Il signifie le courage et la bravoure, mais en même temps, on utilise ce terme pour quelqu'un qui a un corps solide et la parole honnête. Les guerriers ayant accompli des missions héroïques et les sportifs tels que lutteurs, tireurs, etc. étaient appelés "Pehlivan" à l'époque des Seldjoukides.

Cette signification est maintenue jusqu'à la fin du règne du Sultan Mahmut II.
Au temps des Ottomans, les compétitions de luttes étaient organisées, en dehors du sérail, pendant les foires et les noces dans l'intérêt des institutions de charité, ou bien dans les salles des organisateurs professionnels. Il y avait aussi des luttes de noces, des luttes du Ramadan et des luttes organisées pour les établissements de bienfaisance.

Aujourd'hui encore, le peuple Turc tout entier aime ce sport et éprouve du respect envers les lutteurs.
Ce respect a probablement sa racine dans les sentiments héroïques de l'âme turque des premiers temps. Le respect à l'égard des lutteurs s'explique aussi par la force physique, les muscles développés, la bonne santé apparente, le comportement brave, le caractère droit et généreux et la fiabilité des lutteurs.
Taidju Ba'adur, Commandant du Qöl de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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